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Parc régional des Alpilles

Sylvacane, crête des Côtes

Revue de presse

N° 75

Les plantes sauvages disparaissent......

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Adonis d'automne

 

Mais la disparition de l'Adonis d'automne, de la Sabline sétacée ou de l'Oenanthe faux boucage ne concernent pas le Midi.

Leurs domaines sont les terres agricoles d'Ile de France, les espaces de grande culture. Activités agricoles bien étrangères au Midi...

Faut il pour autant se réjouir ?

Le constat établi en Ile de France relève que plus d'une plante sur quatre est menacée de disparition. Le Muséum national d'histoire naturelle de Paris, en partenariat avec Natureparif, agence nationale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France, sont à l'initiative du constat. L'étude a porté sur plus de 1500 plantes présentes en 1700.

Conclusions de cet état des lieux : 85 de ces espèces sauvages (soit 6 %) semblent avoir disparu de la région depuis le XVIIIe siècle, et 400 autres (26 %) sont aujourd'hui menacées, dont 128 (8 %) d'un "risque majeur d'extinction dans les prochaines années".

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A l'instar de la faune sauvage, "la destruction et la dégradation de leurs habitats naturels représentent la première cause de régression des espèces végétales" explique le Conservatoire botanique national du Muséum.

Les terres agricoles couvrent 49,97 % de l'Ile de France, les milieux boisés et forestiers 23 %, les milieux urbains n'occupent que 21 % de la région.

Du fait de la stabilité des espaces forestiers, arbres et arbustes se révèlent moins menacés que les autres groupes végétaux. A contrario, pelouses, prairies et landes comptent à elles seules 33 % des espèces disparues, alors que ces milieux ne représentent que 3,13 % du territoire de l'Ile-de-France.

Par contre, entre 1982 et 2008, la superficie des espaces naturels et agricoles est passée de 82 % à 78 % . Une baisse relativement faible mais pour l'essentiel liée à l'urbanisation : habitat et activités économiques (46 %), transports et équipement (35 %). Des changements apparemment mineurs dans l'utilisation des sols mais qui "impactent fortement les milieux naturels en les fragmentant et en supprimant de nombreux corridors écologiques".

 

Oenanthe faux boucage

Tarier des prés

 

Le constat rejoint celui relatif à la raréfaction en France des oiseaux nicheurs. Entre 2001 et 2008, les effectifs observés ont décliné pour six espèces classées vulnérables sur la liste rouge des oiseaux nicheurs de France : le tarier des prés (- 76 %), la linotte mélodieuse (- 71 %), le pipit farlouse (- 65 %), le pouillot siffleur (- 65 %), le bouvreuil pivoine (- 63 %) et le gobemouche gris (- 57 %).

Les oiseaux seuls ne peuvent pas nous informer sur l'évolution de l'ensemble de la biodiversité. Des suivis sur d'autres groupes animaux et végétaux sont développés : chauves-souris et papillons depuis 2006 et, depuis 2009, escargots et plantes. Les pollinisateurs, la biodiversité des zones humides et celle du milieu marin sont particulièrement surveillés.

La disparition de l'Adonis d'automne ou la raréfaction du tarier des prés même si, dans notre environnement, elles passent inaperçues, représentent des pertes considérables. Car nous ne savons - et le saurons nous jamais ? - les reproduire à l'identique. Comme une bibliothèque qui brule c'est de la connaissance qui nous échappe, un appauvrissement.

 

 

Alors certes nous savons que les espèces naissent, vivent et meurent; et Darwin a montré qu'elles évoluaient. Il est de l'ordre des choses que certaines espèces disparaissent. Sauf qu'aujourd'hui la main mise de l'homme sur toute la planète, la fragmentation généralisée de l'espace rural font qu'il est quasi impossible à une nouvelle espèce de se développer.

Entre routes, voies ferrées, autoroutes, canaux, bitume, et peut être demain la ligne LGV, les espèces animales souffrent ... Alors comment imaginer un développement et une extension de nouvelles espèces ?!!

Certes, nous savons aujourd'hui fabriquer du vivant, créer des OGM et c'est là un gain de temps fantastique par rapport au hasard et à la nécessité, mais avons nous les quelques millions d'années de recul qui permettraient de juger de la pertinence de nos modèles et de leurs interactions avec le vivant ?...
Le débat est là...

Bonnes randos !

 

Linotte mélodieuse

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