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Pointe Cacau

Les calanques

Revue de presse

N° 81

8 mai, fête de la Victoire, nous étions dans les calanques ....

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Port Miou

 

Et nous avons fêté leur nouveau statut...
Port Pin, Port Miou, En-Vau, par le sentier des douaniers, flêché en bleu.

Au dessus du camaïeu des bleus marins, nulle autre couleur ne pouvait mieux convenir. Le sentier a été remodelé de façon bien pensée: il offre les meilleures vues sur ces trois calanques tout en protégeant les parties les plus sensibles.
Mais il y a encore beaucoup à faire en matière pédagogique : les détritus se cachent sous les branches ou entre les cailloux... Mais il est vrai que les Portes du Parc ne sont pas encore installées : pas de panneaux muséographiques, rien qui n'éveille la curiosité, qui rende plus intelligent... Pourtant entre la flore, la faune, le relief, l'histoire... les calanques ont quantité d'informations à livrer.

Le temps était maussade, mais l'affluence record. Beaucoup de touristes, français mais aussi anglais, allemands : le nouveau statut draine à l'évidence un plus grand nombre de visiteurs. Il fallait voir à midi la densité de peuplement sur les quelques mètres carrés de la plage d'En-Vau ou le nombre de personnes assises au haut des falaises !

Les bateaux "visite des calanques" étaient là aussi, moteur diésel et grands coups d'inverseur pour effectuer le demi tour dans la calanque, les sonos fonctionnaient bien - merci - et les commentaires étaient dignes de bonimenteurs... Nous avons fait un rêve, car certes un parc se construit dans le temps. Nous nous sommes dit que dans quelques années les bateaux à touristes auraient des moteurs auxiliaires électriques pour manœuvrer dans le périmètre des calanques et que chaque touriste serait équipé de baladeur et de casque afin de suivre, dans sa langue et sans gêner quiconque, la genèse et les particularités qui ont valu classement au site.

Dans les calanques, les plages sont rares, c'est une chance, les rochers acérés, c'est encore une chance, le calcaire aveuglant, les dénivelés importants, les cailloux instables, les arbres de peu d'ombrage.... dans les calanques, la nature est rugueuse mais cela ne réduit en rien leur fréquentation. Tout au contraire. C'est cette sauvagerie du paysage que viennent chercher les visiteurs.

Puis, à notre habitude, nous sommes partis en quête, espérant, mais en vain, photographier quelques spécimens de sabline de Provence. Pour nous consoler aristoloches, hélianthèmes étaient en fleur.

Sous le parking de la Presqu'île demeure, abandonnée, la dernière carrière de piles marseillaises - les éviers de pierre étaient appelés piles à Marseille - dernière friche industrielle des lieux. Quelques moteurs, des câbles, des ferrailles, quelques baraquements... Il faudrait là créer un lieu d' exposition sur "la pierre de Cassis dans le monde méditerranéen", voire au delà : le socle de la statue de la Liberté à NY n'est il pas en pierre de Cassis ?!

 

En-Vau

Hélianthème

Pétition

La Réserve Nationale de Camargue a maille à partir avec les sangliers, disons plutôt les "cochangliers", et ceux qui les nourrissent. Les gestionnaires des espaces naturels camarguais viennent en effet d’être assignés en justice par la Fédération de chasse des Bouches-du-Rhône.

Face à la raréfaction du « petit gibier », le sanglier est devenu le favori des chasseurs. Entre 1970 et 1990, des milliers d’animaux d’élevage, croisés avec des porcs pour doubler leur fécondité, ont été lâchés d’où leur nom de « cochangliers ». Il y a eu pollution génétique, car dans la nature il est maintenant difficile de trouver des sangliers qui ne soient pas mâtinés de cochon. La population est ainsi passée de 50 000 sangliers abattus en 1975 à environ 700 000 aujourd’hui...

Face à cette explosion démographique les cochangliers, nourris - agrainés - en hiver par les chasseurs, se répandent jusque dans les zones urbanisées, alors que les effectifs de chasseurs se réduisent d’année en année. Face à cette situation les fédérations de chasse se défaussent. Leurs réserves de chasse sont régulées, disent-elles, alors que les réserves naturelles, où les sangliers ont appris à se réfugier, ne le sont pas et constituent des réservoirs d’animaux nuisibles.

 

 

La Réserve nationale de Camargue, avec 13 000 ha, principal acteur de conservation de biodiversité, est mise en demeure soit de «limiter» les populations de sangliers, soit de payer les dégâts, car un récent arrêté préfectoral autorise leur abattage, du moins ceux susceptibles de s’attaquer aux cultures, à l’homme, ou de provoquer des accidents de circulation... Et cela pourrait ouvrir la porte à des battues dans des zones critiques comme les réserves naturelles...

Pour se dédouaner la Fédération de Chasse des Bouches du Rhône a déposé plainte à l'encontre de la réserve mais elle continue de laisser agrainer les sangliers à proximité tout en sachant qu’ils sont capables de grands déplacements. Elle ne veille pas, non plus, à la mise en place et à l’entretien des mesures de protections des cultures, préalable dont elle a la charge avant le paiement des indemnités pour dégâts aux cultures. Les riziculteurs, qui touchent les plus grandes compensations, sont pour la plupart les mêmes qui agrainent et organisent des battues, source de revenus... Ils « régulent » les cochangliers qu’ils ont multipliés en jouant du double statut de «gibier» et de «nuisible».

D'où les questions :
Pourquoi l’agrainage n'est il pas interdit ?
Pourquoi la fédération l'autorise t'elle ?

Merci de faire circuler et signer cette pétition.

Bonnes randos !

 

Le long du Vaccarès

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Calanque et Cap Morgiou

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