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Le climat en Provence

samedi 21 octobre 2017

Le climat est caractérisé par un été chaud et sec, qui détermine 1 à 3 mois secs, ainsi que par un très bon ensoleillement (environ 2600 h/an) et un air sec en toute saison.

Les pluies, très faibles en été, sont assez abondantes en automne, qui est la saison la plus arrosée. La contrainte est moins la quantité des précipitations que leur répartition très irrégulière .

Mais l’été 2017 a été très éloigné de ces moyennes avec 4 mois sans une goutte d’eau...

Les précipitations printanières et estivales, en particulier, sont souvent brutales, sous forme d’averses. Elles s’évacuent en partie par ruissellement, d’autant plus que le versant est pentu et peu végétalisé, et sont de ce fait peu efficaces pour la recharge de la réserve utile des sols.

La croissance des végétaux doit donc se faire dans l’intersaison, au printemps principalement, et en fin d’été éventuellement.

Ce climat contrasté, renforcé par une forte variabilité inter-annuelle, sélectionne les espèces végétales et les essences forestières, qui doivent être particulièrement résistantes à la sécheresse.
Les plus caractéristiques sont le pin d’Alep et le chêne vert.
Les épisodes neigeux sporadiques occasionnent, en cas de neige lourde, des dégâts importants sur pin d’Alep, comme en février 2001.

Carte (cliquable) des hauteurs annuelles de précipitations et des régimes pluviométriques

Ces conditions correspondent globalement à un climat mésoméditerranéen.

Cependant, la distance par rapport à la mer, les changements d’exposition et l’altitude induisent des variations à l’échelle du versant, qui influent sensiblement sur le couvert végétal.

La proximité de la Méditerranée détermine sur une frange côtière discontinue un climat doux caractérisé par l’absence de gel. On rencontre ce climat de type thermoméditerranéen sur la Côte d’Azur (Alpes-maritimes et est du Var), ainsi que plus localement sur quelques stations du littoral provençal.

Les adrets subissent un rayonnement solaire fort et sont donc soumis à des amplitudes thermiques journalières plus fortes que les ubacs.

L’altitude des principaux reliefs induit des températures moins élevées correspondant au climat supraméditerranéen qui permettent, notamment en ubac, le développement d’espèces plus exigeantes en eau telles que le chêne pubescent.

Enfin, le climat présente des variations régionales. La Provence subit une sécheresse plus marquée et les violences du mistral, tandis que la côte d’Azur est préservée des vents forts et bénéficie d’influences ligures plus douces et humides.

Une étude menée par le CRPF (Panini, 1999) a montré que la pluviométrie est le critère climatique le plus discriminant à l’échelle régionale.

Source : ONF