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Randonnée pour ... après repas de Noël

mercredi 27 décembre 2017

Les repas de Noël sont délicieusement...épuisants.
Aussi la randonnée digestive doit être courte et sans la moindre difficulté !....

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Nous sommes ainsi allés faire un petit tour dans les calanques. Direction la carrière de Samena (Montredon, Marseille).
A partir de l’ancienne carrière, nous avons suivi le sentier du Président, une horizontale qui épouse les courbes de niveau quelques mètres au dessus des flots. On ne pouvait faire guère mieux...
Nous nous sommes légèrement élevés au dessus de la madrague de Montredon et son ancienne usine de soude puis de plomb.
Nous avons suivi le sentier (GR) jusqu’à la crête entre les vallons de l’Escalette et de l’Agneau. Là nous avons abandonné le GR pour suivre l’arête en direction de la pointe Piazza (sentier fléché de pointillés noirs) , jusqu’à sa jonction avec le sentier montant de Callelongue (sentier fléché en jaune) .
Nous passons ainsi sous le nid allemand d’une mitrailleuse et, au col Moutte, nous rencontrons le sentier ( tracé marron) qui ramène à la carrière de Samena, en suivant une autre courbe de niveau...

Les îles du Frioul, la Côte Bleue, la Pointe de la Couronne, l’île Maïre et puis les îles de Riou, le plateau St Michel constituent le cadre de cette déambulation. Après les pluies, la flore est revigorée, elle n’affiche plus ses couleurs estivales, poussiéreuses.... Et l’immortelle embaume toujours quand on la piétine...

Rude rando ( 6 kms !), après toutes ces agapes, mais magnifique rando...


Les petits « ports » de Callelongue, de Montredon, de Sormiou, de Morgiou et de Port Miou ont jadis connu une activité de pêche artisanale que signale la dénomination "madrague".

En effet, à partir de 1603 la pêche au thon se pratiquait à l’aide d’installations semi fixes à la Madrague de Morgiou (1622-1853), la Madrague de Port Miou (1633-1853), la Madrague de Montredon (1701-1855), la Madrague de Podestat (1714-1876)...

Les anciennes usines de l’Escalette sont en contrebas avec leur cheminée rampante, ainsi que blockhaus, anciennes batteries et fortin des Goudes. Des cheminées de calcaire se détachent de la corniche amont. Elles contemplent nos déambulations digestives.

L’industrialisation a touché Marseille à compter de 1810 : La première vague fut la fabrication de la soude pour le savon. La guerre d’Espagne menée par Napoléon coupa en effet les approvisionnements de soude (la plante) provenant du delta de l’Ebre et accéléra sa fabrication industrielle.

"Fabrication de la soude factice par réaction du sel de mer (Na Cl) et l’acide sulfurique (H2 SO4) : fabriques de SAMENA, LES GOUDES, BAUMETTES. La soude est utilisée en région marseillaise (saponification) ; elle représente des débouchés importants. Les fabriques construisent les premières installations de lutte contre la pollution : cheminées rampantes qui sont un véritable condensateur pour les vapeurs acides ; ce système est inconnu ailleurs. Pour ces cheminées, au départ verticales, l’industriel dédommageait les voisins pour les nuisances ; en les couchant au sol et transportant les fumées sur une seule propriété, le système d’indemnisation était simplifié".

La deuxième vague fut la fabrication du plomb.

"Vers 1850, le minerai de plomb est importé via le port de Marseille, les usines se localisent dans le même secteur que la soude, et les cheminées rampantes sont également utilisées : usines de l’Escalette, les Goudes, la Madrague de Montredon.

Parallèlement, une diversification de l’industrie chimique s’opère, liée à l’importation de nouvelles bases pour la production d’oxydes divers, de soufre, d’acide tartriques ; les usines sont localisées aux Goudes et à Calelongue".

Portfolio

Messages

  • C’est un vieux sentier au pied de vieilles falaises, aussi vieux qu’un Noël, aussi ancien que l’espoir. Il s’ouvre dans d’anciennes carrières près de Montredon, le monte Rotondus des troupes de César.

    Il fuit vers le Sud, vers les îles de Maïre et de Riou, vers les madragues et les vigies, de vallon en vallon, de l’ombre à la lumière, sous des claires-voies de pins, filaires, et chênes verts, ondulant entre les tours de calcaire qu’on nomme ici bougies, ou mounines ou …douaniers.

    Cette ligne sinueuse, qui épouse la courbe de niveau, c’est le sentier du président du CAF, la voie royale qui conduisait à Calelongue et aux calanques du temps où les autobus ne s’y risquaient.
    Elle surplombe le cap Croisette, ce fameux cap Immandras que décrivit Antonin voilà vingt siècles dans son Itinéraire marin, ce cap auquel tout marin un jour s’est frotté.

    Ouvrant au couchant, elle conserve au matin, la rosée et la fraîcheur que les nuits lui apportent.

  • La dernière madrague dans la région daterait donc de 1876, en pleine révolution industrielle et au cœur.... des pollutions et rejets en mer. Car si les madragues ont été retirées ce n’est pas par excès de poissons mais plutôt pour leur raréfaction. Est ce ainsi que doit être compris le retrait des madragues ?
    Merci

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