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Flore des terrains calcaires

jeudi 17 septembre 2015

Flore méridionale

L’Olivier (Olea europaea)

Cet arbre, cultivé depuis l’Antiquité, est le symbole de la paix et de l’immortalité car il a une croissance lente. Ses feuilles sont vertes dessus et argentées dessous. Sa forme sauvage d’origine, l’oléastre, qui fait partie de la brousse littorale et reste généralement à la taille d’arbuste, est assez rare. On sait qu’il est présent en Provence depuis au moins 10 000 ans. Son huile a toujours été une des richesses des terres méditerranéennes. C’est pour elle qu’il a été cultivé depuis les Grecs. Au début du XIXème siècle les moulins à huile se sont multipliés. L’olivier était rarement cultivé seul, mais plutôt en association avec des vignes et des arbres fruitiers. La maladie du phyloxera et la mécanisation l’ont repoussé sur des banquettes peu fertiles, au profit de la vigne. Depuis 20 ans l’intérêt des Français pour l’huile d’olive grandit, notamment pour ses vertus médicales ; c’est pourquoi l’oléiculture retrouve ses lettres de noblesse dans notre région.

L’Aphyllante de Montpellier (Aphyllantes monspeliensis)

Elle pousse en touffes souvent dépourvues de feuilles. Bleues, ses fleurs colorent les garrigues à romarin au printemps et au début de l’été. Elle est souvent dans la garrigue, accompagnant les chênes pubescents.

Le Pin parasol ou Pin pignon (Pinus pinea)

L’arbre est assez étroitement lié aux sols sableux littoraux ; il rentre peu à l’intérieur des terres. Son port, qui le caractérise, lui permet de prodiguer une ombre généreuse du haut de ses 30 mètres. Son sous-bois est un maquis bas. Les pignons entrent dans des recettes provençales de pâtisserie ou de confiserie.

Le Buis (Buxus sempervirens)

Petit arbuste (1 à 3 m.), à petites feuilles persistantes, ovales, vert foncé, luisantes et opposées. Ses fleurs jaunâtres sont à l’aisselle des feuilles. On le trouve plus souvent sur sols calcaires où il remplace les chênaies pubescentes dégradées. Son bois est très dur ; on en fait des cochonnets (vous savez " le petit " à la pétanque !), mais aussi des chapelets. Depuis plusieurs millénaires on lui a trouvé des propriétés médicinales et ornementales.

Le Lotier (Lotus sp.)

Le lotier est une plante herbacée qui fait partie de la famille des légumineuses. Il existe plusieurs espèces généralement à fleurs jaunes, qui donneront des fruits ressemblant à des petits haricots.

Le Chêne kermès (Quercus coccifera)

On retrouvera cet arbuste, le plus petit des chênes, dans le cas d’une dégradation de la chênaie verte ou en sous-bois d’une pinède. Il peut constituer des taillis très denses et impénétrables à cause de ses petites feuilles coriaces et épineuses. Son nom vient de la galle causée par une cochenille ; celle-ci récoltée servait à la fabrication d’une teinture. On la trouve rarement sur terrains siliceux. Il rejette de souche après un incendie.

Le Brachypode rameux (Brachypodium ramosum)

C’est une graminée xérophile. Il supporte les milieux secs. Il constitue la majorité des pelouses méditerranéennes. C’est " l’herbe à moutons " ou " baouque ". Les bergers brûlaient les taillis épineux pour qu’il repousse. Il est qualifié de rameux car à la base de sa tige la ramification est importante.