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Du col du Cendrié au col de l’Escalier : le Barry (2272 m)

mercredi 23 décembre 2015

Entre vallée de la Séveraissette et plaine du Drac, face au sillon de Gap et au Devoluy, une randonnée sur les crêtes à la rencontre... de la Sécurité Civile !

Dénivelé : 900 m Durée : 5h00

Départ : Parking des Infournas Haut (altitude :1373 m)
A partir de St Bonnet gagner Les Infournas par la D 123 puis les Infournas Haut par la D 523.

Voir la carte IGN
Cartes IGN au 1 / 25 000 : 3437 OT
L’extrait de carte ne suffit pas pour randonner : il est indispensable de disposer de la carte indiquée.

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Un kilomètre avant Infournas, la chapelle des Pétêtes mérite notre attention. Construit au XVIII ème siècle par un maçon du hameau, l’édifice présente la particularité d’être orné de statuettes naïves représentant des saints - pétête signifie poupée. Une illustration de l’art traditionnel populaire, classée monument historique.

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Traverser le pont et remonter sur la rive droite le torrent du Merdarel bordé d’aulnes. Sur la rive gauche une ancienne bâtisse typique de l’habitat traditionnel, un forest. Une étable au rez de chaussée ouvrant sur une "toune". Elle pouvait abriter 20 à 30 moutons. Sous le toit une galerie de séchage, pour les foins. Pas de solaret, ce balcon en saillie pour séchage sous auvent : la bâtisse est volontairement pauvre, c’est un abri secondaire, nécessaire car les terrains sont loin du village.
Cet aménagement dans la pente permet d’engranger les foins directement sous le toit. Contre le mur une herse est dressée.

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A la maison forestière prendre plein nord le sentier qui conduit au col du Cendrié. Une série de lacets entre pins sylvestres, pins à crochets et mélèzes qui progressivement se raréfient avant de disparaitre. La montée est raide.

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Au col suivre la crête vers l’est : le sentier en équilibre est tout aérien. Attention cependant de ne pas se prendre pour un oiseau. Au pied du Barry le tracé fléché en rouge indique qu’il faut un peu s’étirer pour franchir le passage. Mais on peut tout aussi bien le contourner en longeant la paroi vers le nord. Il ne présente aucune difficulté.

Le sentier conduit au dessus du col de l’Escalier : une succession de trois grandes marches qui sont autant de verrous glaciaires que nous surplombons ou remontons selon qu’on soit passé par le Barry ou son pied...

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Au dessus de nous le Pic Queyrel (2435m), un belvédère de premier plan sur la vallée de la Muande, le Chaillol, la plaine du Drac et de Gap. Une borne géodésique coiffe son sommet, c’est le point de jonction des trois communes. Et aussi d’un groupe de randonneurs dont l’une d’entre eux vient de se fracturer la cheville...

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Sifflement d’un rotor, l’hélicoptère de la Sécurité Civile cherche le groupe à secourir. L’hélitreuillage des secouristes se fait sur la crête... puis d’un vol léger mais profondément sonore l’hélicoptère vient atterrir à nos cotés, au col de l’Escalier, en attendant que la personne accidentée soit en état d’ être hélitreuillée.

Ils ne viennent pas de Gap mais de Briançon. Ont été formés par Eurocoptère en Allemagne et pas à Marignane. Interviennent quotidiennement dans toute cette partie des Alpes. Disposent de deux hélicoptères de même type. Ils sont deux pilotes. Pour l’un c’est son premier vol comme secouriste, un baptême en quelque sorte !

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Une demi heure plus tard l’hélico redécolle, se positionne sur la crête du Pic Queyrel et successivement treuille la personne blessée puis les deux secouristes. Mais nous sommes déjà dans le mélèzin, sur le sentier retour. Un sentier plus confortable que celui emprunté à l’aller, mieux entretenu et c’est la raison pour laquelle nous avons effectué le parcours en ce sens.

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Dans le vallon nous retrouvons frêne, bouleau verruqueux, alisier blanc, saule marsault. Et bientôt la maison forestière et sa source fontaine. Les poids lourds y font halte pour faire refroidir les freins... Nous avons les photos !


Lors d’une demande d’assistance, les pilotes mettent l’accent sur trois points :
- se signaler avec lampes, bandes réflectorisées ou même écran de portable : les pilotes étant équipés de lunettes adaptées captent la moindre source de lumière et notamment en fin de journée quand, selon l’exposition, la lumière se réverbère sur les rochers. Cela leur facilite le repérage ;
- ne laisser qu’une personne à proximité de la victime, les autres doivent s’éloigner d’au moins 50 m afin que l’hélitreuillage puisse s’effectuer à coté ;
- ne pas laisser d’affaires personnelles à proximité, l’air propulsé par les pales chassant tout objet, notamment ...les portables !