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Flore des terrains siliceux ou calcaires (espèces ubiquistes)

vendredi 18 septembre 2015

Les végétaux sont souvent sculptés par le vent ; ils prennent des formes souvent prostrées, pouvant aller jusqu’à former des bonsaïs naturels. Les branches trop exposées aux vents se dessèchent : c’est l’anémomorphose.

 

Le Pin d’Alep (Pinus halepensis)(5 à 20 m)

C’est le conifère le plus répandu et le plus important des côtes rocheuses chaudes et sèches. Parfois on le trouve torturé par les vents, accroché sur un flanc de falaise, et on a du mal à imaginer d’où il tire sa subsistance. Il n’est pas exigeant sur la nature des sols, mais préfère la présence de calcaire. Il peut prendre un port en drapeau dû à l’anémomorphose ou bien il se tapit au ras du sol pour avoir moins de prises au vent. Aiguilles fines, vert clair, assez courtes (6-10cm). Cônes effilés portés par un pédoncule recourbé. À l’abri, au milieu de ses congénères, il sera droit et élancé, pourra atteindre 20 m. de haut. La germination de ses graines est favorisée par le passage du feu. Son sous-bois est formé de maquis bas. Autrefois il était planté pour l’extraction de sa résine, mais cette pratique est devenue rare.

Le Térébinthe (Pistacia terebenthus)

C’est un arbuste à feuilles caduques, au nombre impair de folioles, luisantes, ovales elliptiques. Les fleurs sont en grappes allongées naissant sur les rameaux de l’année précédente. Il a une odeur forte de résine proche du lentisque. Son écorce est utilisée pour la fabrication d’essence, que l’on utilise dans les solvants de peintures et vernis. Disséminé dans les garrigues il est associé au romarin, lentisque, et ciste cotonneux.

Le Lentisque
C’est un arbuste de la même famille que le térébinthe, un pistachier. Les feuilles ont la même forme mais sont plus petites et sempervirens. Plus commun que le térébinthe il affectionne les terrains caillouteux, secs et les pinèdes.

La Garance voyageuse (Rubia peregrina)

Elle est souvent associée au chêne vert. Cette liane tient son nom du fait qu’elle a de tout petits crochets qui lui permettent de s’accrocher au premier voyageur qui passe. Ses feuilles sont regroupées par 4 sur sa tige à section carrée. Ses fleurs jaune pâle donneront des petites baies. Elle était cultivée autrefois pour produire une teinture rouge à partir de ses racines. Elle est bien connue des peintres.

Le Chèvrefeuille des Baléares (Lonicera implexa)

Il cherche la chaleur, s’enroule autour d’un support. Ses fleurs se regroupent en fin de rameaux ; ses feuilles persistantes sont coriaces et ovales.

Le Fragon ou Petit houx (Ruscus aculeatus)

C’est une plante ligneuse verte en touffe. Ses fausses feuilles piquantes et aplaties portent les fleurs et les fruits.

Le Genévrier oxycèdre ou Cade (Juniperus oxycedrus)

Le cade fait partie de la famille des Conifères genre Genévrier ou juniperus dont trois espèces sont répandues dans nos régions :

- 1 - Juniperus vulgaris ou communis

En vieux français petit genèvre, appelé ici genièvre, est un arbuste dépassant rarement 4 m de hauteur, densément buissonnant, à feuilles linéaires, piquantes, persistantes et rigides, de 10 à 15 mm de long, avec un fin sillon blanc médian sur la face supérieure. Il donne des baies dont les grives sont friandes et que les cuisinières utilisent en assaisonnement des gibiers et de la choucroute. Ces baies, arrondies, de petite taille, (4 mm de diamètre environ) mettent, comme chez tous les genévriers, 2 ans à mûrir. Vertes la première année, elles prennent ensuite une teinte foncée bleu noir. Ces baies procèdent de petits cônes mâles et femelles, jaunes, habituellement sur des pieds séparés. Les arbres mâles ne donnent pas de baies.

Infusées dans l’eau, elles donnent par fermentation le vin de genièvre d’où l’on retire par distillation l’eau de vie de genièvre. Le "Gin" est une eau de vie de grain, simplement aromatisée par des baies ou de l’eau de vie de genièvre.

Réparti sur l’ensemble de la zone méditerranéenne, de l’Espagne à la Turquie, au Maroc et en Algérie, supportant volontiers l’altitude, on trouve le juniperus vulgaris dans les Alpes et même en Europe du Nord.

- 2 - Le cade ou genévrier oxycèdre

Le cade est le nom provençal de juniperus oxycedrus, genévrier oxycèdre, encore appelé cèdre piquant. Très voisin morphologiquement du précédent, il est plus grand, susceptible de dépasser 10 m. Ses feuilles, linéaires, aciculaires, étroites et piquantes, d’environ 16 mm de long, sont creusées sur la face supérieure de deux sillons blanchâtres sur fond vert. Les fruits, plus gros, de 6 à 8 mm de diamètre, deviennent marron plus ou moins clair la deuxième année et rouge clair à complète maturité. Ils ne tournent au noir que par vieillissement. Le genévrier oxycèdre est largement répandu dans toutes les contrées méridionales de l’Europe et du nord de l’Afrique, ainsi qu’en Asie occidentale, sur les collines où il s’accommode des terrains les plus secs et les plus rocailleux. Chez nous, on ne le trouve en abondance que dans une fourchette d’altitude allant de 50 à 800 m.

Il se présente ordinairement en hautes touffes ou en buissons épais, cet aspect étant une conséquence des incendies de forêt. La souche renaît sous forme de rejets multiples. Mais c’est un arbre potentiellement puissant, dont le tronc, sur les sols épargnés par le feu, même dans nos régions arides, atteint facilement 15 à 20, voire 30 cm de diamètre à la base. Notons que si les souches résistaient aux incendies, l’arbre ne se reconstituait jamais lorsqu’il était déraciné au pic. Le peuplement reprenait à partir des baies essaimées par le vent et des jeunes plans non exploitables.

Les baies étaient employées au 19e siècle. Le Larousse de 1865 décrit ainsi leurs propriétés : "Stomachique, carminatif qui favorise l’expulsion des gaz du tube digestif), incisif et diurétique".
Le bois, résistant et imputrescible, servait à faire des statues à l’époque romaine. Aujourd’hui, frère Antoine, ermite installé dans des grottes sur le rocher de Roquebrune-sur-Argens, réalise de magnifiques statues massives en cade, représentant la Vierge à L’Enfant. A Fayence (Var), l’ébéniste Alain Girelli se consacre au travail du cade. Il réalise des meubles et des sculptures monumentales selon le procédé de l’entrelacs collé.

- 3 - le mourven ou genévrier de Phénicie

Le troisième type de genévrier répandu dans nos régions est le genévrier de Phénicie, juniperus phoenicea, désigné en Provence sous les noms de mourven. Ses feuilles, vert foncé, sont de petits bâtons formés "d’écailles". Ses baies sont légèrement plus grosses que celles du cade, 6 à 15 mm, d’un marron foncé tournant au rouge à pleine maturité.
C’est un petit arbre dont les rameaux épais étaient utilisés par les charbonniers comme litières et pour confectionner les toits des abris en les recouvrant d’une couche d’argile.

Associations

Il est peu fréquent de rencontrer les trois types de genévriers réunis sur le même terrain. Par contre, il arrive souvent qu’une espèce prédomine au point d’être quasiment exclusive.
Notons que les trois espèces de genévriers sont susceptibles de produire des truffes.

La longévité du cade est remarquable, certainement de nombreux siècles.

L’huile de cade

L’huile de cade vraie, uniquement destinée à l’usage externe, est un produit aux applications multiples qui justifient le travail colossal des exploitants, et leur habileté à construire des fours.
Trois domaines d’application : cosmétologie, médecine humaine et vétérinaire, l’utilisation essentielle étant autrefois le traitement des affections cutanées humaines et animales, diathésiques ou parasitaires.

Cosmétologie.

Les femmes de la campagne provençale l’utilisaient à raison de 2 à 3 gouttes dans une bassine d’eau pour se rincer les cheveux après lavage au savon de Marseille. La surprise qu’on peut avoir devant une aussi modeste dose pour obtenir une chevelure luisante s’estompe en constatant les faibles concentrations des shampooings actuels du commerce, de 0,2 à 3 % d’huile de cade pour les plus forts.

Médecine humaine.

En médecine humaine jusqu’en 1935, date de l’essor de la chimie moderne, cette huile était à la base de la majorité des pommades et onguents destinés au traitement des hyper-kératoses, des kératoses du cuir chevelu, du psoriasis, des eczémas chroniques, des teignes, de l’acné et de l’impétigo.
L’huile de cade entre aussi dans la composition de savons médicamenteux. Citons pour exemple le classique Cadum.
En dépit de son odeur, l’huile de cade pure est encore parfois utilisée en dermatologie contre le psoriasis très épais.

Elevage et art Vétérinaire.

En pathologie animale, tous les bergers l’utilisent encore couramment et les vétérinaires y ont parfois recours, voire après échec des produits modernes. Elle n’a pas été détrônée dans le traitement de la gale du cheval, du mouton, de la chèvre, du porc et du chien, ainsi que dans les fissures des sabots des équidés et le crapaud, pododermite végétante détruisant le plancher du sabot des équidés, encore appelée piétin chez le mouton. Elle est remarquable dans le traitement des teignes animales, elle est indiquée dans les eczémas et les plaies atones.
Dans toutes les bergeries et les cabanes d’estivage on trouve un flacon d’huile de cade à proximité de l’entrée.

Cet arbuste a des feuilles en forme d’aiguilles portant deux rayures longitudinales blanches. Ses grosses baies sont rougeâtres à maturité. L’huile de cade est utilisée en dermatologie (usage externe). Son bois dur, parfumé, imputrescible et résistant peut être utilisé pour faire des statues. Sa souche résiste à l’incendie. On le trouvera plutôt à l’intérieur des terres. C’est son cousin le genévrier commun qui produit les baies de genièvre utilisées en cuisine.

Le Liseron de Provence (Convolvulus althacoïdes)

Il aime faire bronzer ses coroles roses près de la mer. Sa tige est couchée ou grimpante. Ses feuilles supérieures sont profondément divisées ; les inférieures sont en forme de cœur.
L’Orobanche (Orobanche rapum-genistae)
Cette plante parasite, sans chlorophylle, ressemble à une tige d’orchidée rousse. Elle porte de nombreuses écailles brunes. Ses fleurs peuvent être jaunes ou roses. Elle vit grâce à la plante qu’elle parasite.

Le Pittospore (Pittosporum tobira)

Il est d’origine chinoise. Très rustique avec ses feuilles coriaces vertes et foncées, il est capable de se ressemer. Ses fleurs blanches à beiges sont très odorantes. On le retrouve souvent planté dans les espaces verts ou dans nos jardins.

La Salsepareille (Smilax aspersa)

Cette plante a été rendue célèbre grâce aux schtroumpfs : ces petits bonhommes bleus en font une soupe ! Cette liane épineuse a des feuilles en forme de cœur, plus ou moins triangulaires. Elle aussi s’accroche aux buissons par des vrilles. La fleur en grappe est parfumée. Baies globuleuses rouges.

L’Euphorbe Characias (Euphorbia characias)

Si vous coupez un morceau de tige vous verrez un latex blanc s’écouler, comme chez toutes les euphorbes.

La Carotte sauvage (Daucus carota)

Elle est à l’origine des carottes cultivées. Elle a des propriétés diurétiques et a une odeur de carotte (étonnant !). Ses feuilles sont très divisées ; sa tige velue a des sillons.

Le Filaire à feuilles étroites ( Phillyrea angustifolia)

Cet arbuste a des feuilles persistantes ovales. Il aime les endroits arides comme le bord de mer. Il fait de minuscules fleurs blanches qui donneront des fruits ronds bleu violet, mangés volontiers par les oiseaux.

La Scabieuse maritime (Sixalis atropurpurea maritima)

Malgré son nom, elle s’éloigne souvent du littoral. Cette petite fleur violette est très commune.

L’Ail à fleurs aigües (Allium roseum)

Cette plante à bulbe peut atteindre 60 cm de haut. Son inflorescence est facilement reconnaissable : une ombrelle globuleuse, généralement de couleur rose, perchée sur une longue tige et qui sent… à votre avis ?

Le Lilas d’Espagne ou Centranthe rouge (Centranthus ruber)

Cette plante nitrophile très commune sur nos sols calcaires fait le plus souvent des fleurs roses en bord de chemins.

Le Romarin (Rosmarinus officinalis)

Cet arbrisseau aromatique croît plutôt sur calcaire, dans des clairières de yeuses (chênes verts). Il apprécie les endroits secs. Il se reconnaît également à son odeur. Il appartient à la même famille que le thym et fleurit toute l’année.

L’Agave d’Amérique (Agave americana)

Cette espèce nous vient du Mexique. Elle est armée de puissantes épines. Entre son cinquième et son quarantième anniversaire, elle fleurira une seule fois (mais quelle hampe florale !), puis elle mourra. Elle est à la base de la composition de plusieurs boissons mexicaines : La tequila, le pulque et le mezcal. Elle donne également une fibre textile : le sisal.

L’Immortelle (Helichrysum stoechas)

On la retrouve souvent dans les bouquets secs (d’où son nom). On reconnaît cette plante, formant des touffes atteignant 50 cm de haut, à ses petites fleurs jaunes regroupées en capitules globuleux et à son odeur de curry.

La Figue marine ou Griffe de sorcière (Caprobotus edulis)

C’est une plante rampante ayant des feuilles charnues à section triangulaire. Elle nous vient d’Afrique du Sud et a tendance à être en concurrence avec la flore locale. C’est une espèce pionnière : elle prend facilement la place d’autres plantes autochtones.

L’Inule faux-crithme (Inula crithmoides)

Cette plante vivace est généralement exposée aux embruns ; ses fleurs jaunes sont à l’extrémité des rameaux.

Le Sénéçon maritime (Senecio bicolor)

Plante vivace moyenne (50 cm) formant généralement des buissons. Ses feuilles sont duveteuses et blanchâtres, plus ou moins échancrées. De nombreux capitules sont réunis à l’extrémité des rameaux. Elle aime les sols sableux à proximité de la mer. Ses belles feuilles blanchâtres et poilues, très découpées, sont souvent utilisées en décoration.

Le Plantain en alène (Plantago subulata)

Cette plante vivace forme de petits coussinets (15 cm) dans les falaises maritimes. Ses feuilles très fines (1 mm) sont presque piquantes.

Le Ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis)

Cet arbrisseau a des feuilles vert foncé qui sont poisseuses. Il les perd, roussit pour se protéger des grosses chaleurs estivales. La germination de ses graines est favorisée en cas d’incendie.

Le Calycotome épineux (Calycotome spinosa)

Le calicotome fait partie de la famille des papilionacées (légumineuses) comme le lupin, le cytise. Il est regroupé dans le même genre que les Spartiers, Genêts, Anthyllis, ...

Le calicotome est un arbrisseau de 1 à 2 m, très épineux, en buissons denses, impénétrables. Rameaux verts ou bruns selon l’âge, glabres et striés, terminés parune pointe acérée.
Feuilles à 3 folioles ovales, velues dessous, noicissant au séchage, rapidement caduques.
Fleurs jaunes, groupées par deux à cinq. Calice rompu circulairement au moment de la floraion. Gousse de 3 à 4 cm, glabre, noicissante, à deux ailes latérales.Floraison fructification d’avril à juin.

Plante des terrains siliceux, élément constitutif du maquis et des formations à Pin mésogéen et Chêne liège.

L’Asphodèle (Asphodelus sp.)

Il supporte le feu et la fauche grâce à ses tubercules en forme de carottes qui lui permettent de repousser. Ses feuilles forment une rosette à la base de la plante. Ses tiges de plus d’un mètre de haut, parfois ramifiées, portent des fleurs blanches à 6 pétales ayant une nervure centrale rose. Certains disent qu’elles sentent le pipi de chat !

La Barbe de Jupiter (Anthyllis Barba-jovis)

Cet arbuste aime les rochers côtiers. Il a de magnifiques feuilles poilues argentées. Il peut atteindre 3 m. de haut. Ses Fleurs jaune pâle sont regroupées au sommet des rameaux. Espèce protégée.

Le Crithme maritime (Crithmum maritimum)

Cette plante est caractéristique du bord de mer. Sa souche rampante a des feuilles charnues et des fleurs jaunes regroupées en ombrelles. Elle peut être consommée comme les cornichons, dans du vinaigre. Elle a des propriétés diurétiques.

L’Euphorbe arborescente (Euphoria dendroides)

Cette euphorbe peut faire des petits massifs sur les rochers ou sur le sable. Ses feuilles sont étroites ; en séchant, elles se recourbent vers le bas, le long de la tige. Si vous coupez un morceau de tige, vous verrez un latex blanc s’écouler, comme chez toutes les euphorbes ; ce latex est vénéneux.

Le Statice nain de Provence (Limonium minutum)

Il est endémique. On le retrouve sur les rochers siliceux maritimes. Sa récolte est strictement interdite. On trouvera d’autres espèces de Limonium ; toutes savent expulser le sel par leurs feuilles pour vivre dans ces milieux salés. Espèce protégée.

Le Lichens

Les lichens sont des associations, entre une algue et un champignon ; c’est une symbiose. Ils n’aiment pas la pollution ; ce sont des bioindicateurs. On les trouve souvent sur les rochers en bord de mer.

- Xanthoria parietina
Ce lichen foliacé, jaune orangé, pousse souvent juste au-dessus des eaux les plus hautes.

-  Verrucaria sp.
Ce lichen noir est parfois confondu avec une tâche de goudron.

L’Alysson maritime ou corbeille d’argent (Lobularia maritima)

Cette petite plante vivace a des feuilles étroites et lancéolées, disposées de façon alternée sur la tige. Les fleurs sont minuscules (5 mm de diamètre), blanches et odorantes. Elles sont très mellifères.

La Queue de lièvre (Lagurus ovatus)

Cette graminée se retrouve souvent dans les bouquets secs car elle a des épis très doux. Elle pousse dans les terrains sableux.

Le Concombre d’âne ou Cornichon sauvage (Ecballium elaterium)

Il aime les friches. Il est poilu et vivace. Ses fleurs sont jaunes. Ses fruits explosent pour disséminer les graines contenues dans un liquide sous pression. Il ne passe pas inaperçu sur les arrière-plages.

Le Mauve sylvestre (Malva Sylvestris)


Cette plante vivace commune des friches nous fait profiter de sa floraison tout l’été. C’est une plante médicinale adoucissante

L’Anacycle radié (Anacyclus radiatus)

Cette plante annuelle pousse dans des sols sableux, souvent en bord de chemins. Elle a des feuilles extrêmement divisées et des capitules (fleurs ressemblent à des marguerites) jaunes.

Le Plantain corne de cerf (Plantago coronopus)

Il étale ses rosettes sur sols sableux ou salés (sansouires). On peut le consommer en salade.

Le Lis maritime (Pancratium maritimum)

Cette plante à bulbe vivace vit dans les sables littoraux. Ses belles fleurs blanches en forme d’entonnoir s’ouvrent en formant six pointes et une couronne interne. Espèce protégée.

Le Nerprun alaterne (Rhamnus alaternus)

Cet arbuste qui peut atteindre 6 mètres a des feuilles vert luisant au dessus et légèrement dentées ; leur bord est translucide à contre jour ; : elles peuvent être plus ou moins allongées ou rondes. Les fleurs jaunes au printemps donneront des baies rouges puis noires. Les oiseaux migrateurs les dissèment sur leur parcours. Le nerprun préfére les coteaux calcaires. Son écorce et ses feuilles renferment des principes astringents. C’est le compagnon du chêne vert.

Clématite flamme (Clematis flammula)

Si vous avez un doute pour reconnaître cette liane, mordez une feuille : si votre langue pique, vous comprendrez alors pourquoi elle porte ce nom...

Cyste blanc ou cotonneux (Cistus albidus)

Cet arbrisseau a des rameaux velus, des feuilles ovales, persistantes, gris vert avec une feutrine blanchâtre, d’où son nom. Ses grandes fleurs roses au coeur jaune sont chiffonnées. Il pousse sur terrain aride.

Asperge (Asparagus acutifolius)

Daphné garou ou Sain bois (Daphne gnidium)

Il était autrefois utilisé comme plante médicinale. Ses feuilles et ses fruits sont vénéneux. Son port ressemble à celui d’une euphorbe, mais il n’a pas de latex qui s’écoule quand sa tige est rompue. Les zones arides ne le dérange pas. Ses petites fleurs blanc crème sont regroupées au sommet des rameaux de couleur brune. Ses feuilles sont alternes. Ses fruits charnus rouges deviennent noirâtres.

Oeillet de Godron (Dianthus sylvestris)

Armoise ( Artemisia)

Plante ligneuse pouvant atteindre 1m de haut, aromatique, aux feuilles soyeuses, blanchâtres, deux fois divisées en étroits segments. De la même famille que l’Absinthe, l’estragon ou le Génépi, elle ne croît qu’à Port Cros et en Corse.