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Refuge des Bans

vendredi 25 décembre 2015

Orientée est - ouest la vallée des Bans présente deux versants aux faciès fort différenciés par l’exposition mais tous deux également marqués par la virulence des plissements qui ont affecté le massif.
Le col du Sellar (3084m) ferme à l’ouest la vallée, à cheval sur la rimaye du glacier éponyme. Son passage est parfois rendu délicat, et même interdit, par la chute de pierres qu’occasionnent dégel et réchauffement. Nous sommes dans un massif à dominante cristallin.


A l’opposé la vallée de la Selle se fraye un passage dans des couches sédimentaires. La sombre pyramide de l’Aiglière coiffe l’ensemble. Des poches de schistes et de dépôts glaciaires ménagent là des replats herbagés propices à l’activité pastorale.

Durée : 4h 30 Dénivelé : 500m

Lieu de départ : La Vallouise
A partir de Vallouise remonter la vallée de l’Onde jusqu’au parking d’Entre Les Aygues situé à la confluence du torrent des Bans et du torrent de la Selle, que suit le GR54.
Stationner face au pont de bois.

Voir la carte IGN
Carte IGN 1/25000 : 3437 ET

En bordure du parking les panneaux muséographiques du Parc rappellent les particularités de la vallée, la constitution du Pré du Trué et les espèces animales et végétales caractéristiques des lieux.

Le sentier débute à travers les ruines d’ anciennes bergeries et rejoint le lit du torrent. Le lit est large à la confluence des deux vallées. Galets et sables en occupent tout l’espace. Galets arrachés et polis par les torrents. Sables moulus par l’érosion glaciaire. Mélèzes, sapins, saules, peupliers colonisent l’espace engravé : Le Pré de Trué a toutes les caractéristiques du Pré de Mme Carle.

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Entre Aigues

Rapidement le sentier s’écarte du torrent. La végétation suit cet éloignement. Quelques pieds de labiées (nepeta) escaladent l’adret. Puis s’oriente à peu de distance des eaux dont le tumulte ne cessera qu’à la porte du refuge.

La végétation estivale en fond de vallée, très arrosée, extrêmement luxuriante, riche de centaines de fleurs, offre son lot de marmottes et grenouilles protégées !

Les névés perdurent en saison en de ça du refuge et obligent à quelques contournements. Leur fonte met en évidence le phénomène de cristallographie propre aux minéraux mais qui nécessite pour ceux ci pression et millions d’années et qui là est éphémère.

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Avitaillement du refuge à dos

Le refuge des Bans est construit sur un éperon rocheux, en bordure du torrent. Il ouvre sur la partie supérieure de la vallée et sur la moraine du glacier du Sellar. Les sommets à l’entour dépassent les 3000 m. C’est le domaine de la haute montagne. Aux portes du refuge leur contemplation bruissante, fraîche et parfumée ouvre les appétits...

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Four solaire du refuge

Le retour se fera dans les mêmes pas.


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Les forts contrastes de milieux favorisent une plus grande biodiversité. En adret, certaines espèces profitent des dernières influences méditerranéennes, en ubac, d’autres sont adaptées aux rudes conditions de l’altitude.

Parmi les « frileux », le genévrier thurifère vit dans les rocailles et les falaises chaudes des milieux steppiques. Le papillon isabelle pond sur le pin sylvestre dont les aiguilles nourrissent ses chenilles. Et la cigale rouge stridulante signale sa présence.

Parmi les habitués au froid, le lagopède alpin se réfugie sur les hautes crêtes, la chouette de Tengmalm ou sa minuscule cousine la chouette chevêchette affectionnent les forêts froides de résineux. Quant à l’Androsace alpine, elle crée son propre milieu de vie, son substrat, pour subsister dans les roches froides des crêtes d’altitude.

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La colonisation du Mélèze et de la Reine des Alpes a, quant à ces espèces, été aidée par l’homme, l’une par la gestion de l’espace forestier, l’autre par la pratique de la fauche tardive.

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