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Flore des terrains siliceux

vendredi 18 septembre 2015

 

Le chêne liège

Arbre (jusqu’à 20 m) à feuilles persistantes à tronc pourvu d’une écorce de liège épaisse et largement crevassée. Feuilles (3 à 7 cm de long) ovales, allongées, luisantes en dessus et tomenteuse blanchâtre en dessous, à bords quelquefois entiers, sinueux, ou légèrement dentés.

Pousse en terrain siliceux sur sols profonds. Fréquent dans l’Esterel et les Maures où il a été cultivé de façon intensive au XIXe siècle.

Sensible à la sécheresse et au froid, exigeant en lumière, il constitue une forêt claire dominant un sous bois dense et continu composé d’essences du maquis : arbousier, bruyère, etc...régulièrement débroussaillé quand le liège est récolté.

Il résiste bien aux incendies de par l’épaisseur de son écorce et par son aptitude à faire des rejets au niveau de la souche.

Le liège qui se forme normalement est compact et sans souplesse. Après démasclage, c’est à dire après avoir retiré ce premier liège, opération qui se pratique sur un arbre de 10 à 15 cm de diamètre, un deuxième liège se forme, plus souple. C’est lui qui est récolté dès que son épaisseur atteint 28 mn soit au bout de 10 à 12 ans.

Le chataignier

Le chataignier apparaît rarement sur des terrains siliceux de basses altitudes, mais pousse dans l’étage supraméditerranéen, entre 400 et 800 mètres d’altitude. Il connait une acclimatation limite sur les versants nord du massif des Maures, où il a joué un rôle majeur, vivrier et économique.

Le chataignier est spontané sur les sols bien drainés ; il craint les gelées trop fortes, un excès d’humidité, et dans ces conditions la chaleur lui convient très bien. Il peut atteindre plus de 25 mètres, et vivre plus de 500 ans.

Au temps de son exploitation son bois peu putrescible était utilisé dans l’édification des charpentes, ses fruits séchés ou moulus apportaient aux hommes et au bétail une part importante de glucides.

Actuellement, les arbres souffrent de la désaffection des hommes, des maladies, (encre ou endothia). Les vieux sujets ont des troncs creux, et sont entourés de jeunes croissant en taillis. L’abandon des chataigneraies favorise l’installation de chênes, érables, sorbiers. Les sangliers y trouvent des chataignes à dévorer. La fraîcheur favorise la pousse des fougères et des champignons.

Le Pin maritime (Pinus pinaster)(25m en moyenne)

Il remplace le pin d’Alep sur sols siliceux. Il peut former des forêts mixtes avec le chêne vert. Ses aiguilles sont longues, raides et épaisses, ses cônes sont gros, persistants sur les branches mortes, et son tronc noir. Malheureusement ils dépérissent souvent, attaqués par une cochenille ; plus de 120 000 hectares ont été détruits dans le Var et les Alpes-Maritimes en une trentaine d’années. Le chêne liège, alors avantagé, lui dérobe la place.

La Myrte (Myrtus communis)

C’est un arbuste à feuillage persistant et aromatique. Elle était pour les Grecs, dans l’Antiquité, le symbole de l’amour et de la gloire. Ses feuilles ovales et pointues sont brillantes ; la nervure principale est très marquée. Ses nombreuses fleurs blanches produisent des petites baies noir bleuâtre. Son huile essentielle est utilisée contre les affections bronchiques. Elle fait partie du groupement à lentisque et préfère éviter le calcaire.

Le Mimosa des fleuristes (Acacia dealbata)

Cet arbre, à croissance rapide, est originaire d’Australie. Il est sensible au froid. Naturalisé dans les Maures et l’Estérel, il a tendance à envahir le milieu naturel. Sa floraison est hivernale ; son parfum est prononcé.

La Bruyère arborescente (Erica arborea)
Elle est souvent associée à l’arbousier sur des sols pauvres en calcaire ; Son écorce est rougeâtre ; ses feuilles ont un sillon sur leur face inférieure ; ses tiges sont poilues.
Quand elle se développe, elle fait évoluer le sol vers le type " terre de bruyère ", terre acide peu favorable à la pousse d’arbres nobles.

La Lavande des Maures (Lavandula stoechas)

Moins odorante que les autres lavandes, elle pousse sur sols siliceux souvent dans les sous-bois de pins. Elle se reconnaît à son toupet violet au sommet de son épi de fleurs. Elle est de la même famille que le thym ou le romarin.

L’Arbousier (Arbustus unedo)

L’arbousier fait partie de la famille des Ericacées comme les bruyères et la callune qui regroupe des arbrisseaux ou sous arbrisseaux densément feuillés, feuilles simples, persistantes, avec des fleurs petites en grelots ou en cloches, groupées en grappes ou ombelles.

L’arbousier est un arbrisseau, ou arbuste, à écorce brun rouge. Nombreuses feuilles denses persistantes à limbe ovale allongé, coriace, à bords dentés, vert foncé en dessus.

Fleurs blanches, en grelots disposés en petites grappes.
Fruits arrondis (1 à 2 cm de diamètre),rouges, couverts de petites aspérités. Fruits et fleurs coexistent fréquemment. Fruits comestibles. Confection de gelées. Floraison et fructification de septembre à janvier.

Plante des sols cristallins et sables, élément constitutif du maquis haut.