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De la Gardiole à la Candelle et au cap Gros

lundi 28 décembre 2015

sur les crêtes, la mer aux pieds

Il y a des jours où il faut prendre de la hauteur, où la mer est froide, où le vent creuse la vague et n’incite pas à suivre le rivage.
Ces jours là, il est des sentiers de solitude, de déshérence pour nous faire découvrir Marseille autrement, et la Ste Baume, le Gros Cerveau, les îles du Frioul ou le cap Sicié vautrés dans des postures nouvelles.

De là nous surplombons les sentiers d’estive, désertés sous nos pieds mais chargés d’images instables.
Et la mer, inlassable, qui bât le pied des falaises.

 

Dénivellation : 250 m Durée : 4h 30

Lieu de départ : Col de la Gardiole.
Entre Cassis et le col de La Gineste, prendre au sud la route de la maison forestière.
Cette route traverse la forêt de la Gardiole qui fut achetée par l’Etat en 1897, au titre de la loi du 4 avril 1882 dite loi de restauration des terrains en montagne. Celle loi fit de la forêt de la Gardiole une forêt domaniale. Elle fut placée sous la tutelle de P Demontzey afin d’endiguer la désertification des sols et favoriser le reboisement.

Stationnement : Stationner au col à proximité des barrières de l’ONF et de la carte indiquant les sentiers supprimés dans le massif pour cause de revégétalisation.

Voir la carte IGN

Du parking prendre la piste orientée à l’ouest, et suivre systématiquement le sentier le plus à droite : il suit la crête, .
La vue porte loin : Carpiagne, la Gineste et la rade de Marseille. A main droite, une série de bancs rocheux que l’ancien sentier des excursionnistes marseillais tutoyait. A main gauche le cap Canaille, la Cassidaigne, le cap Sicié.
Sur l’ubac quelques cèdres survivent aux incendies et à la dessication générale.

Le paysage est désolé, la végétation typique des garrigues de cimes balayées par le vent. Les vallons des Rampes, de la Fenetre, de la Réserve, plus désséchés les uns que les autres, véritables fours quand le soleil frappe au zenith et renvoie sur les parois rocheuses l’éclat de ses rayons, sont désertés, lunaires. Quelques sentiers de solitude, couvert d’épineux les traversent. Il faut vouloir se faire pardonner pour se perdre en ces lieux...

Sur la droite, en contrebas, le sentier en provenance du col de la Gineste se profile. Il conduit au Mont Puget. Notre chemin s’infléchit vers le sud après le vallon de la Réserve, et se divise. Aller vers le sud et laisser derrière soi le grand panneau de l’ONF signalant la limite du domaine de la Gardiole.
Voilà le cap Gros. Une ruine est posée au dessus du vide. Un puits recueille les eaux de pluie. Au pied, la Candelle, les falaises du Devenson, le plateau de Castelvielle, la baie de Cassis, les îles de Riou...Là, il convient de s’asseoir et faire silence.

Entre les deux promontoires, un sentier condamné par l’ONF permettait de rejoindre la calanque de l’Oeil de Verre. Suivre la crête, entre vallon de l’Oulle et vallon des Chaudronniers, elle ressemble à l’arrête dorsale écailleuse d’un dinosaure assoupi sorti d’En Vau. Suivre le sentier et prendre les escaliers : ils conduisent soit vers les falaises du Devenson, soit vers le Pas de la Candelle et la vue sur Sugiton.

Les falaises du Devenson ont été décrites à partir du domaine de Luminy. Le Pas de la Candelle également. Pour le rejoindre 2 possibilités : soit suivre le GR, balisé rouge et blanc, qui contourne le vallon supérieur du Val Vierge, soit couper le vallon et remonter le sentier fléché en pointillé qui conduit directement au Pas de la Candelle.

Le Pas offre un point de vue remarquable sur toute la partie Ouest du massif et notamment sur la calanque et le cap de Morgiou. La calanque de la Triperie, en forme de clef à molette, située à l’extrémité Ouest du cap, est caractéristique. Cette calanque présente plusieurs grottes sous marines et le boyau d’accès, condamné aujourd’hui, de la grotte Cosquer.

A partir du Pas de la Candelle, suivre la crête vers le Nord et s’élever progressivement au dessus de Morgiou et Sugiton en direction du Mont Puget. Ne pas suivre le sentier balisé qui s’échappe vers la droite en direction du haut du vallon mais rester sur la crête jusqu’au sommet (550m) puis se diriger vers le Mont Puget en restant sur la nouvelle ligne de crête. Le Mont Puget (563m) surplombe les terrains quaternaires où Marseille s’est édifiée : la vue embrasse les îles Pomègues, Rateneau, If et toute la falaise calcaire de la Côte bleue, jusqu’à la pointe Courronne qui ouvre sur le golfe de Fos. Les salins et le phare de Beauduc sont visibles le matin. Notre Dame de la Garde cache le Vieux Port. Les jours d’entrées maritimes denses, elle apparait comme une île sur une mer de nuages...

Rejoindre le point 550m puis les crêtes de l’Estret pour retourner vers le parking de la Gardiole.


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Traquet

Sur les crêtes ventées où affleure la roche calcaire seule une végétation basse adaptée aux conditions écologiques difficiles peut se maintenir. Certaines de ces espèces se regroupent pour former des associations végétales endémiques comme l’association à genêt de Lobel.
Ces crêtes rocailleuses exposées et ventées sont l’un des domaines favoris de deux passereaux méditerranéens : le rare traquet oreillard et la fauvette pichou

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Fauvette

Au creux des vallons, coqs de bruyère ou perdrix rouges proviennent de lâchers cynégétiques. Ces lâchers tentent de compenser leur disparition.

"La marche ramène le regard à une juste dimension, apprend à gouverner le temps. Le marcheur est un roi. Un roi qui souffre d’être à contrecourant mais qui a choisi, pour aller mieux, les grands espaces plutôt que le divan des rebouteux. "
Bernard Ollivier.

Portfolio

  • Calanque de l'Oeil de Verre vue du Cap
  • Cap de Morgiou, calanque de la Triperie, îles de Jarre, Plane et (...)
  • Cèdres sur la crête de l'Estrel. En arrière fonds, pic de Bertagne et Ste (...)
  • Sur les crêtes de l'Estret : pins et cèdres du Liban
  • Cap Canaille et vallon des Rampes
  • Falaises du Devenson vues du cap Gros
  • Candelle, Riou.... vus du cap Gros
  • La dorsale écailleuse
  • Sentiers de déshérence