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Villa gallo romaine de St Pierre de Vence

mardi 12 avril 2016

Derrière son aspect aride, le massif des Opies est un discret château d’eau : failles et strates gouvernent la circulation des eaux de pluie. Elles alimentent les sources et les puits autour desquelles l’homme s’est fixé.

Le vallon des Glauges, par exemple, concentre au pied du massif des Opies, à faible profondeur, les eaux de ruissellement, comme l’atteste la présence de puits et de peupliers dans les gravières.

Les premières traces d’occupation retrouvées dans le massif remontent ainsi à la protohistoire.
Régulièrement habitées depuis, les Alpilles recèlent de très nombreux vestiges. Plus de 200 sites archéologiques et une centaine de constructions classées ou inscrites à l’inventaire des monuments historiques sont ainsi répertoriés.

Outre l’eau, l’homme a toujours trouvé dans le massif et les plaines alentour suffisamment de terres fertiles, des matériaux de construction – calcaire, argile, bois – et une situation géographique privilégiée au carrefour de routes commerciales, pour s’y fixer.

Plusieurs pas de porte gaulois indiquent ainsi une occupation celto ligure du site. Sous les structures encore en élévation, d’autres vestiges en effet ont été rencontrés en fouilles et sont attribués à un établissement primitif des Ier-IIe siècles ainsi qu’à des niveaux d’occupation de la fin de l’Age du fer (IIe-Ier siècles avant notre ère).

Les vestiges apparents de la villa de St Pierre de Vence correspondent principalement à l’aile sud d’une villa construite au IVe siècle et occupée jusqu’au Xe siècle. Il s’agit des thermes d’une exploitation agricole antique. D’est vers l’Ouest, et de chaque coté de la porte principale s’alignent
- la salle de chauffe,
- le caldarium,
- le lapidarium,
- et le frigidarium.
La cour intérieur était bordée de colonnades comme l’atteste l’unique tête de chapiteau encore présente. Plusieurs puits fournissaient en eau l’exploitation agricole.

Les loges, pour vis de pressoir à huile, présentes sur le site indiquent qu’une des activités agricoles étaient tournées vers la culture d’oliviers. A laquelle s’ajoutait l’élevage ovin,la vigne...

A l’ouvert du vallon des Glauges se dresse la bergerie de la Romanière. Elle date du XVIIe siècle. Une seule voute en pierres locales liées par un mélange de terre et de chaux sur une longueur de 34 m pour 5,5 m de large, bâtie sur le modèle édifié dans la plaine de la Crau dès l’époque gallo romaine, et dont la trace perdure, toujours visible sur les photos aériennes comme le montre la photo ci jointe (Long 4.749480, Lat 43.615002).

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A l’époque gallo-romaine, les bergeries étaient alors toutes construites dans le lit du mistral..... à la différence des ouvrages plus récents qui de ci de là parsèment la plaine.

Les traces des plus anciennes bergeries des Alpilles remontent à l’Antiquité.
Jusque dans les années 1950 les troupeaux ovins cheminaient à pied depuis la Crau, la Camargue, et les Alpilles pour gagner les alpages. Pour conserver les anciennes drailles et retrouver les paysages, "la routo" est un GR qui reprend les antiques voies de transhumance, du pays d’Arles à la vallée de la Stura en Italie, sur près de 480 km.

Portfolio

  • Vestiges de la villa gallo romaine de St Pierre de Vence (IV - Xe (...)
  • Pas de porte gaulois
  • Vestiges de la villa gallo romaine de St Pierre de Vence (IV - Xe (...)
  • Vestiges de la villa gallo romaine de St Pierre de Vence (IV - Xe (...)
  • Vestiges de la villa gallo romaine de St Pierre de Vence (IV - Xe (...)
  • Ovins dans le vallon des Glauges
  • Vignes sous les Opies
  • Oliveraies
  • Jas de la Romanière (34 x 5,5m) XVIIe siècle
  • Jas de la Romanière (34 x 5,5m) XVIIe siècle
  • Jas de la Romanière XVIIe siècle
  • Jas de la Romanière XVIIe siècle