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Le climat en Provence

vendredi 18 septembre 2015

Le climat est caractérisé par un été chaud et sec, qui détermine 1 à 3 mois secs, ainsi que par un très bon ensoleillement (environ 2600 h/an) et un air sec en toute saison.

Les pluies, très faibles en été, sont assez abondantes en automne, qui est la saison la plus arrosée. La contrainte est moins la quantité des précipitations que leur répartition très irrégulière (voir les cartes ci-dessous).


Répartition des précipitations dans le sud de la France (source : METEO-FRANCE)

Répartition des précipitations dans le sud de la France (Source : Metéo France)

Les précipitations printanières et estivales, en particulier, sont souvent brutales, sous forme d’averses. Elles s’évacuent en partie par ruissellement, d’autant plus que le versant est pentu et peu végétalisé, et sont de ce fait peu efficaces pour la recharge de la réserve utile des sols.

La croissance des végétaux doit donc se faire dans l’intersaison, au printemps principalement, et en fin d’été éventuellement.

Ce climat contrasté, renforcé par une forte variabilité inter-annuelle, sélectionne les espèces végétales et les essences forestières, qui doivent être particulièrement résistantes à la sécheresse.
Les plus caractéristiques sont le pin d’Alep et le chêne vert.
Les épisodes neigeux sporadiques occasionnent, en cas de neige lourde, des dégâts importants sur pin d’Alep, comme en février 2001.

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Carte (cliquable) des hauteurs annuelles de précipitations et des régimes pluviométriques

Ces conditions correspondent globalement à un climat mésoméditerranéen.

Cependant, la distance par rapport à la mer, les changements d’exposition et l’altitude induisent des variations à l’échelle du versant, qui influent sensiblement sur le couvert végétal.

La proximité de la Méditerranée détermine sur une frange côtière discontinue un climat doux caractérisé par l’absence de gel. On rencontre ce climat de type thermoméditerranéen sur la Côte d’Azur (Alpes-maritimes et est du Var), ainsi que plus localement sur quelques stations du littoral provençal.

Les adrets subissent un rayonnement solaire fort et sont donc soumis à des amplitudes thermiques journalières plus fortes que les ubacs.

L’altitude des principaux reliefs induit des températures moins élevées correspondant au climat supraméditerranéen qui permettent, notamment en ubac, le développement d’espèces plus exigeantes en eau telles que le chêne pubescent.

Enfin, le climat présente des variations régionales. La Provence subit une sécheresse plus marquée et les violences du mistral, tandis que la côte d’Azur est préservée des vents forts et bénéficie d’influences ligures plus douces et humides.

Une étude menée par le CRPF (Panini, 1999) a montré que la pluviométrie est le critère climatique le plus discriminant à l’échelle régionale.

Source : ONF

Messages

  • Une étude de l’ONU parue lundi en marge de la COP22 a annoncé des températures record pour l’année 2016, avec environ 1,2°C de plus en moyenne. La concentration des gaz à effet de serre devrait elle aussi battre des record sur l’année.

    L’année 2016 devrait battre un nouveau record de chaleur avec une température planétaire moyenne supérieure d’environ 1,2°C au niveau de l’ère pré-industrielle, a annoncé lundi l’Organisation météorologique mondiale (OMM), qui dépend des Nations unies.

    "Si cela se confirmait, le XXIe siècle compterait 16 des 17 années les plus chaudes constatées depuis le début des relevés" à la fin du XIX siècle, selon l’OMM. "Tout semble indiquer que 2016 sera l’année la plus chaude" avec une température moyenne "supérieure au record établi en 2015", précise l’organisation dans un communiqué publié en marge de la conférence de l’ONU sur le climat (COP22).

  • Sans surprise, 2016 a été l’année la plus chaude sur la planète depuis le début des relevés de températures en 1880, marquant le troisième record annuel consécutif de chaleur.

    La température à la surface des terres seules a été 1,43 ºC supérieure à la moyenne du XXe siècle, et à la surface des océans 0,75 ºC supérieure (soit 0,1 point de plus que le record de 2015).

    « Même si on ne prend pas en compte le réchauffement dû à l’influence d’El Nino, 2016 reste l’année la plus chaude de l’histoire moderne », pointe le directeur du centre international Priestley pour le climat (Leeds, Royaume-Uni).

    Avec une analyse séparée, la Nasa a déterminé de son coté que 2016 a été l’année la plus chaude sur le globe en cent trente-six ans. Depuis 2000, la planète a enregistré cinq années record : 2005, 2010, 2014, 2015 et 2016.

    La fonte de la banquise arctique s’est poursuivie en 2016 : l’étendue moyenne des glaces flottant sur l’océan était d’environ 10,1 millions de kilomètres carré, soit la plus petite superficie mesurée depuis le début des observations par satellite en 1979, selon le Centre national de la neige et de la glace.

    Quant à l’Antarctique, la superficie annuelle moyenne des glaces sur l’océan a été la deuxième plus petite dans les annales avec 11,1 millions de km2, se réduisant à des niveaux sans précédent en novembre et décembre.