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Connaître et reconnaître les oiseaux marins

mercredi 13 juillet 2016

10 espèces d’oiseaux marins colonisent nos îles :

 

Le Goéland leucophée, espèce commune, très opportuniste, dont le plumage est brun roux chez les jeunes. Bec jaune avec tâche rouge, pattes jaunes.
La Mouette rieuse, capuchon chocolat en été, tâche grise derrière l’oeil en hiver. Bec rouge, pattes rouges
Le Sterne caugek : il capture les poissons en plongeant après un vol stationnaire.Huppe noire, ailes effilées, bec noir à pointe jaune.
Le Grand Cormoran, tête anguleuse et joues blanchâtres, dont le plumage sombre est perméable. Il doit donc, les ailes en croix, le faire sécher au soleil, avant de replonger.
Le Tadorne de Belon. Bec rouge, tête vert foncé. Une fois éclos les poussins se regroupent en crèche.
Le Fou de Bassan : silhouette massive, alies longues et étroites, bec puissant. Il capture les poissons après un piqué vertigioneux (100 km/h)
Le Puffin Yelkouan au bec fin et noir et au dos brun foncé. Il capture ses proies lors de plongées qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de profondeur.
Le Puffin cendré : calotte grise, bec fort et jaune pâle. C’est lui qui est le plus souvent observé, se nourrissant des rejets de pêche, à l’arrière des chalutiers.
L’Océanite tempête de Méditerranée. Plumage gris, croupion blanc et bande alaire blanche. De petite taille il "cueille" à la surface de l’eau crustacés et zoo-plancton en un vol papillonnant.
Le Cormoran huppé de Méditerranée au plumage sombre, au bec fin. Il doit aussi faire sécher son plumage au sortir de l’eau.Il se nourrit lors de pêches collectives en bordure du rivage.

Tous ne sont pas présents en permanence dans les îles. Leur période de présence correspond à leur période de reproduction, qui est aussi la période la plus touristique (l’été en gros). L’hiver ils sont en mer.

Les procellaridés sont des oiseaux de tempête (puffin cendré, océanite tempête) que caractérisent une vie pélagique et un terrier creusé en falaise pour la nidification.
Après plusieurs mois de haute mer, ils regagnent les falaises durant la nuit pour chercher un terrier entre les blocs rocheux. Les griffes de sorcière, plante exotique envahissante originaire d’Afrique du Sud, qui ruissellent sur les falaises, sont leur nouvel obstacle.

Les nuits sans lune, leur chant, mélange de plaintes lascives et de pleurs d’enfants, monte des falaises abruptes.
Les parents vont se relayer pour la couvaison et l’élevage du jeune (proies exclusivement marines). Un jour d’été les parents s’arrêteront de nourrir leur poussin. La faim le poussera à sortir du terrier. Plusieurs années s’écouleront avant qu’il ne revienne nicher à proximité du terrier où il a vu le jour.

Pendant la période de reproduction les îles d’Hyères abritent 90% de la population de Puffin Yelkouan et 25% de la population de Puffin cendré se reproduisant en France.
Quelques couples de Cormorans huppés et d’Océanites tempêtes sont également susceptibles d’y nicher. Les autres sites sont les îles de Marseille, au large des calanques, et la Corse.

Ces espèces se reproduisant chichement : un oeuf par an et par couple, les menaces ne sont que plus lourdes. Parmi celles ci, il y a :

- les prédateurs : rats, chats, chiens non tenus en laisse qui consomment ou détruisent les œufs,
- l’affluence touristique et le non respect de fréquentation exclusive des sentiers qui érodent les sols, perturbent la nidification ;
- la pollution marine (rejets en mer d’égouts, comme à Cortiou dans les calanques de Marseille, ou les rejets de Boues Rouges de Gardanne, ou les dégazages de soutes qui nuisent à la vie marine ;
- la pêche professionnelle qui rejetant en mer les espèces mal commercialisées ou dont les filets errants détruisent les espèces captives, réduit la ressource halieutique.
Source :LPO PACA - www.puffin-hyeres.org