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Sols et géologie

vendredi 18 septembre 2015

Les cartes géologiques montrent surtout des roches sédimentaires calcaires du jurassique et du crétacé, qui ont été plissées et fracturées par la compression nord-sud de la surrection des Pyrénées . Ainsi, malgré des altitudes globalement faibles, les anticlinaux souvent tronqués déterminent un relief accidenté en cuestas, avec des axes est-ouest, rythmé par des barres de calcaire dur et avec des niveaux de marnes intercalés plus ou moins développés.


Carte géologique au 1/1 000 000

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Légende BRGM

Sont présents aussi des massifs constitués de roches métamorphiques (schistes, micaschistes, gneiss et localement granites) datées de l’ère primaire : Maures, cap Sicié, îles d’Hyères, Tanneron.
La dépression permienne qui ceinture le massif des Maures et fait transition à l’Est avec le massif volcanique de l’Estérel, constitué essentiellement de rhyolites, est, quant à elle, principalement constituée de sables provenant de la désagrégation des massifs limitrophes.
Sur ces substrats siliceux se développe le pin maritime, peu à l’aise sur les sols calcaires, et le chêne liège, franchement calcifuge.

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Carte géologique simplifiée (d’après BRGM)

Sur ces différentes roches, le climat méditerranéen, contrasté, ne permet que la formation de sols peu évolués, caractérisés par un blocage de la minéralisation de la matière organique ou de la brunification.
Les sols les plus fréquents sont donc les rendosols (rendzines) et calcosols (sols bruns calcaires) sur roche calcaire, et les rankosols (rankers) sur roche siliceuse.

Les contraintes climatiques et la faible évolution des sols font que la fertilité du couvert végétal dépend principalement de la disponibilité en eau, c’est-à-dire d’abord de l’alimentation en eau du substrat et ensuite de la capacité de ce substrat de stocker cette eau puis de la restituer aux systèmes racinaires.

Les restanques qui sont autant de drains perpendiculaires à la pente, qui cassent ruissellement et érosion des sols par leur disposition en escaliers, sont un élément important qui permet d’orienter les eaux vers la recharge en eau des sols et des nappes phréatiques. Leur entretien n’est malheureusement aujourd’hui plus effectué. Pire les plans d’urbanisme et de lotissement ignorent ce dispositif ancestral, favorisant de ce fait dans les zones fortement urbanisées et parfois inondables les phénomènes de crues.


[1] Le rendosol est un sol évolué sur roche mère calcaire, c’est le sol le plus fréquent en France. On y trouve une végétation calcicole (pH basique dû au calcaire actif) telle que les genévriers.

[2] Le rankosol ou ranker (Rankers) est un sol fait d’humus peu évolué avec :
- un horizon supérieur riche en matière organique.
- un roche mère silicatée (schiste)
- un pH acide.