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Libre expression

vendredi 11 septembre 2015

Il est des lieux à protéger pour leur faune, leur flore, leurs paysages uniques. Des lieux convoités, toujours plus soumis à la pression des promoteurs, des affairistes dont l’unique souci est toujours plus d’argent, d’acquisitions, de pouvoir.
Ils n’ont point d’éthique, de culture, d’ avenir.

Pour contrebalancer ces appétits, la circulation de l’information est primordiale. C’est la première pierre à poser.

Cette page, modestement, est à votre disposition.

Messages

  • Comme vous avez pu le constater, le site de Rando Var est en chantier depuis début septembre. Les codes sources évoluent et le développement des smartphones impose des mises en page compatibles avec tout format d’écran.
    Nous y avons travaillé, et nous y travaillons toujours.
    Il faudra cependant un certain temps pour que l’intégralité des randonnées présentées, des cartes, et de toutes les informations afférentes au domaine de la randonnée et disséminées parfois dans les pages personnelles des membres, soient regroupées dans la nouvelle configuration.

    Toutes celles et ceux qui se sont inscrits à la lettre d’information depuis août devront se réinscrire, suite à l’effacement des données sans une dernière sauvegarde.

    Nous vous remercions de votre fidélité.

    Bonnes randos et bien cordialement,

    Jérôme

  • Après New York, Madrid, Bombay, Londres, Moscou, Ankara, Tel Aviv et quelques autres, Paris rejoint la triste liste des grandes villes victimes du terrorisme d’inspiration djihadiste. Notre premier devoir est de pleurer nos morts.

    Et nous rassembler.

    Chacun se souvient de la défaite infligée aux djihadistes par le calme et la maîtrise de la population londonienne et les autorités britanniques en 2007. Chacun se souvient aussi de la victoire des terroristes remportée trois ans plus tôt à Madrid où le désarroi et la crainte d’une contre-performance électorale conduisirent le gouvernement espagnol de l’époque à nier l’origine djihadiste des attentats multiples du 11 mars 2004, entraînant aussitôt sa chute.

    Le succès ou l’échec des terroristes dépend moins du nombre des vies effacées que de la manière dont réagit la société ainsi frappée.

    Rando Var, 15/11/2015

  • Dans son journal extime (2002) il décrivait quelle vision post mortem il aimerait sienne : « Une idée pour le paradis : après ma mort, je suis placé devant un panorama où toute ma vie est étalée dans les moindres épisodes. Libre à moi de revenir sur celui-ci ou celui-là et de le revivre (…). C’est que je suis dévoré de nostalgie et de regret en me souvenant de scènes de ma vie auxquelles je n’ai pas accordé l’attention qu’elles méritaient. »
    Oui, accorde t-on toute l’attention méritée à ce qu’est notre vie ?

  • Samedi 30 janvier un millier de personnes sont venues manifester leur opposition contre la poursuite du déversement en Méditerranée d’effluents industriels par l’usine d’alumine Alteo à Gardanne (Bouches-du-Rhône)

    En ligne de mire : l’arrêté signé le 28 décembre par le préfet des Bouches-du-Rhône, Stéphane Bouillon, autorisant Alteo à rejeter dans le canyon de Cassidaigne, une fosse marine à sept kilomètres des côtes du Parc national des Calanques, jusqu’à 270 mètres cube d’effluents liquides par heure. Et acceptant, pour une durée de six ans, le dépassement des valeurs limite d’émission fixées par des normes européennes concernant six polluants, principalement des métaux lourds, tels l’arsenic (11kg par jour), le fer (87 kg/jour), l’aluminium à raison de 2880 tonnes par an.

    L’usine Alteo fabrique depuis des décennies de l’alumine à partir de la bauxite et disposait d’une autorisation de rejet en mer de ses résidus de fabrication, les « boues rouges », jusqu’au 31 décembre 2015, rejets transportés via une canalisation longue de 47 kilomètres souterrains et 7 kilomètres sous-marins reliant Gardanne au canyon de Cassidaigne. Depuis 1996, ce sont vingt millions de tonnes de boues rouges qui ont tapissé ainsi les fonds marins sur 2 400 km², bien au-delà du point de rejet et s’étendant vers le Var à la faveur de courants marins.

    L’usine appartient à un fond d’investissement américain, HIG Capital qui, dans un communiqué, «  a déploré la campagne de désinformation car il n’y a plus de rejet de boues rouges en mer depuis le 1er janvier », car, poursuit Altéo «  le nouveau procédé d’exploitation [ entré totalement en service en novembre] aboutit à la réduction du flux de métaux rejeté de plus de 99% et constitue en cela une amélioration environnementale et industrielle majeure ». Depuis l’usine transforme ses boues en « bauxaline » commercialisé comme produit de remblai. Mais le rejet - 1% - désormais aqueux demeure inacceptable.

    Les manifestants ont dénoncé les effets désastreux de ces rejets. «  Les Calanques sont le seul parc national au monde discrédité par un permis de polluer et de tuer la flore et la faune marine », a expliqué le Pr Henry Augier qui préside Union Calanques Littoral. Selon ce scientifique universitaire, « il existe pourtant des techniques de dépollution à 100%  ». Les pêcheurs ont exprimé leur colère à l’image de Gérard Carradano, patron pêcheur à La Ciotat. « On nous parle des 440 emplois de l’usine de Gardanne mais qui parle du nombre des pêcheurs qui n’a cessé de régresser ?  ».

    Le tribunal administratif de Marseille examinera le 23 février une requête en référé suspension contre l’arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône, à la demande de plusieurs associations. « Alteo a joué la politique du fait accompli, a déclaré leur avocat Me Benoît Candon. En ne déposant une demande de renouvellement de l’autorisation de rejet qu’en 2014, l’exploitant savait que, techniquement, il n’était pas possible de mettre en œuvre un traitement sans rejet pour le 31 décembre 2015. Mais de là à lui accorder six ans pour atteindre les seuils réglementaires pour certains polluants, le préfet aurait pu retenir un délai beaucoup plus court. »

  • Après des années de procédure, le procès de la multinationale Syngenta, épinglée pour des épandages massifs de pesticides, n’aura pas lieu. Ainsi en a décidé la cour d’appel de Versailles le 26 janvier, dans un arrêt qui vient d’être rendu public. Malgré cette fin en forme d’impasse, ce feuilleton judiciaire permet de donner un nouveau coup de projecteur sur les pratiques des géants de l’agrochimie mondiale, plus précisément sur celles du groupe suisse.

    L’affaire remonte au début des années 2000. Jusque-là, certaines firmes productrices de semences utilisaient les services d’agriculteurs pour éliminer leurs stocks périmés ou non conformes. Ces derniers épandaient les graines invendables à un rythme accéléré sur leurs terres. La pratique est discutable, a fortiori lorsque les semences en question sont enrobées de sérieuses doses de pesticides.

    Alors que Syngenta appelle ce procédé le « semis de haute densité », la justice le considère plutôt comme un « abandon de déchet » potentiellement dangereux. C’est ce qui vaut à Syngenta Seeds Holding, filiale à 100 % du groupe suisse, d’être mise en examen en 2009 pour « élimination de déchets phytosanitaires pouvant produire des effets nocifs sur l’environnement » . L’exploitation agricole de Verteuil-d’Agenais, dans le Lot-et-Garonne, chez qui elle se débarrassait de cargaisons entières de semences de maïs déclassées, est également poursuivie.

    Un pesticide interdit pour certains usages
    Il ressort de l’instruction que cet exploitant a épandu 922 tonnes de graines dans ses champs entre juillet 1999 et juin 2003, sans précaution particulière. Or 10 % d’entre elles étaient notamment enrobées de Gaucho, un insecticide neurotoxique. Fabriqué par le groupe Bayer, il appartient à la famille des néonicotinoïdes, dont les trois principales molécules ont été suspendues dans l’Union européenne en 2013.

    .....
    Source Le Monde du 13/02/2016
    par Martine Valo

    En savoir plus

  • Comme Rando Var l’avait initié dès sa création, le Parc National des Ecrins a créé un site internet cartographiant les randonnées , également décliné en application mobile. Avec elle, on peut consulter sur un smartphone ou une tablette, l’ensemble des descriptifs, photos et points d’intérêt de 102 randonnées présentées.

    Comme avec Rando Var, pour chaque itinéraire, des points d’intérêt ayant trait au patrimoine naturel, paysager et culturel sont présentés : la plus-value inestimable des parcs nationaux est ainsi partagée.

    Au premier lancement, l’application embarque les contenus essentiels au mobile (descriptifs et cartes générales). Les contenus détaillés (photos et cartes précises) sont accessibles, dans un 2ème temps, par connexion. Libre ensuite à chacun de choisir les randonnées pour lesquelles il souhaite télécharger le contenu détaillé dans son téléphone et auxquelles il aura accès même coupé du réseau internet : l’application fonctionne en mode connecté ou déconnecté.

    Grâce au GPS du téléphone, le randonneur peut ainsi suivre sa progression tout du long de l’itinéraire. Il est également averti lors du passage à proximité de points d’intérêts patrimoniaux.

    De quoi s’assurer un été riche en randonnées !

    Une soixantaine d’ itinéraires sont disponibles en anglais et en italien

    Pour passer du "virtuel" à la pratique sur le portail web, chaque fiche itinéraire est imprimable ou exportable au format PDF sur un smartphone ou une tablette. Les tracés et descriptions sont exportables vers un GPS ou Google Earth pour une visualisation en 3D.

    Autre nouvelle avancée : le module 3D, disponible sur le site pour l’ensemble des itinéraires, permet d’avoir un aperçu du relief et de la dénivellation pour chaque randonnée.

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    Le tribunal administratif de Marseille a rejeté, vendredi 26 février, la requête déposée par cinq associations de défense de l’environnement ou d’usagers du Parc national des calanques. Elles réclamaient la suspension immédiate de l’arrêté signé, le 28 décembre, par le préfet des Bouches-du-Rhône autorisant l’usine d’alumine Alteo de Gardanne à rejeter en mer ses effluents industriels. Le tribunal estime qu’il n’y a pas d’urgence à mettre un terme à ces déversements, se rangeant ainsi à l’avis du préfet selon lequel « l’interdiction à court terme conduirait à la fermeture de l’activité alors que des efforts ont été déployés ».

    Pour les associations, cet arrêté préfectoral est « un blanc-seing pour polluer gratis ad vitam æternam ». Devant le juge des référés, Henry Augier, président d’Union Calanques littoral, s’était présenté, mardi 23 février, comme «  le porte-parole de milliers de personnes écœurées de voir qu’on dresse un procès-verbal à un promeneur qui cueille une fleur mais que, dans le même parc national, on laisse un industriel polluer, déverser des effluents contenant des produits toxiques et indestructibles ».

    Alteo est donc autorisé à rejeter au large des calanques, des effluents liquides contenant 53 substances polluantes, soit un rejet annuel de 2 880 tonnes d’aluminium, 31 tonnes de fer, 4 tonnes d’arsenic

    Dans la calanque de Cortiou, on peut désormais être inquiet de ne jamais voir se tarir les rejets de la station d’épuration de Marseille.
    Les deux plus gros flux de rejets en Méditerranée se font dans un parc national, le Parc national des calanques est ainsi le seul parc au monde autorisant la pollution...

    Source Le Monde du 26/02/2016

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    Caroline nous informe que le Parc du Mercantour propose, comme le Parc National des Ecrins, un site cartographique, s’appuyant sur le fonds de cartes d’IGN, avec tracés des randonnées, localisation des gîtes..... Quand les Parcs s’emparent du numérique la randonnée ne peut que se mieux porter !

    Merci Caroline

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    J’aime randonner en bordure de champs mais...

    "Des pesticides, en doses toujours plus massives dans les campagnes françaises : voilà ce qu’indiquent les statistiques que le ministère de l’agriculture a rendues publiques mardi 8 mars 2016.

    "Présentées en périodes lissées de trois ans, afin d’intégrer les variations climatiques, elles dessinent une tendance moyenne à la hausse de 5,8 % entre 2011 et 2014. Mais si l’on s’en tient au tout dernier bilan, 2014 apparaît comme la deuxième année noire consécutive. La consommation de produits phytosanitaires dans le secteur agricole a bondi de 9,4 % par rapport à 2013, qui avait déjà connu une augmentation de 9 %.
    Et encore ces données n’intègrent pas les produits néonicotinoïdes qui enrobent directement les semences.
    "En considérant simplement les volumes des ventes – un indicateur qui ne tient pas compte de l’efficacité accrue des substances actives -, le constat est plus sévère encore : les agriculteurs ont acheté 16 % de produits phytosanitaires en plus en 2014. Leurs emplettes frôlent les 60 000 tonnes, dont près de 28 000 tonnes d’herbicides et 22 000 tonnes de fongicides. Parmi ces produits, ceux qui utilisent des molécules suspectées d’être cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction humaine, accusent une hausse de 13 % à 22 % selon les indicateurs." Source : Le Monde du 9/03/2016

    Mais.... fleurs des champs et vers luisants, qu’êtes vous devenus ?

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    La Commission européenne a dû reporter mardi 8 mars un vote sur sa proposition de prolonger l’autorisation de l’utilisation du glyphosate pour quinze ans, après que plusieurs pays européens ont rejoint le camp des opposants à cette substance soupçonnée d’être cancérogène.
    La proposition n’avait pas été soumise au vote, faute de majorité qualifiée, mais la commission a refusé de confirmer le report du vote, en expliquant que « les services de la Commission et les Etats membres [avaie]nt discuté de la façon d’aller de l’avant à ce sujet ». Le comité d’experts compétent se réunira à nouveau les 18 et 19 mai, mais « si besoin, cette question peut être soulevée (…) avant ».

    Les avis scientifiques divergent sur la dangerosité du glyphosate, substance active largement utilisée dans les pesticides, et notamment dans le Roundup du groupe Monsanto. Malgré un avertissement du Centre international pour le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, l’EFSA, a estimé « improbable » son risque cancérogène.
    L’issue de ce vote semblait incertaine dès la semaine dernière, après que les Pays-Bas ont annoncé qu’ils demanderaient un report, tandis que la France, la Suède et l’Italie ont prévenu qu’elles voteraient « non ».

    Voir la pétition à ce sujet.

    Source : Le Monde

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    «  Victoire » ou du moins « avancée » pour ses défenseurs, l’inscription du préjudice écologique dans le code civil a été votée mardi 15 mars au soir à l’Assemblée nationale, lors du deuxième passage du projet de loi sur la biodiversité.

    Le texte de quelque 160 articles « pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages  », adopté au Sénat avec plusieurs modifications, a été largement rétabli dans la version de l’Assemblée la semaine passée en commission. Mais 842 amendements restent à discuter et plusieurs mesures font encore figure de pomme de discorde.

    Mais ce sont des ajouts faits à l’Assemblée, ou au Sénat, qui font le plus débat, comme l’inscription du préjudice écologique dans le code civil, dans le sillage de la jurisprudence née de la catastrophe due au naufrage du pétrolier Erika de Total en 1999 au large de la Bretagne.

    Finalement votés mardi, les amendements instaurent un régime de réparation du préjudice écologique défini comme né d’«  une atteinte non négligeable aux éléments et aux fonctions des écosystèmes ainsi qu’aux bénéfices collectifs tirés par l’homme de l’environnement  ».

    Inscrite, l’interdiction à compter de 2016 des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes, réputés toxiques notamment pour les abeilles, semble, elle, moins acquise.

    La mesure, réintroduite en commission après sa suppression au Sénat, fait craindre au ministre de l’agriculture qu’elle crée des «  distorsions  » de concurrence avec les autres agriculteurs européens.

    Entre autres sujets de frictions attendus, la «  taxe Nutella  », contribution additionnelle à la taxe spéciale sur les huiles de palme, ou l’interdiction du chalutage en eaux profondes.

    Le texte, étape attendue par les défenseurs de l’environnement près de quarante ans après la loi sur la protection de la nature de 1976, prévoit la création d’une Agence française de la biodiversité, renforce les sanctions pour le commerce illicite d’espèces protégées, ou traduit dans la loi le protocole international de Nagoya encadrant l’exploitation de ressources génétiques naturelles.

    Source : Le Monde du 16/03/16

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    Cela aura été l’un des débats sur la biodiversité les plus difficiles , examiné du 15 au 17 mars à l’Assemblée nationale en deuxième lecture. Au terme de deux heures de discussion, les députés ont finalement adopté, par 30 voix contre 28, l’interdiction de l’utilisation des néonicotinoïdes à partir du 1er septembre 2018 sur l’ensemble des cultures, «  y compris les semences traitées avec ces produits ».
    Les néonicotinoïdes sont une famille de pesticides reconnus nocifs pour les abeilles et les insectes pollinisateurs et, plus généralement, pour l’environnement et la santé.

    Source Le Monde du 189/03/2016

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    Le 15 novembre j’écrivais : "Après New York, Madrid, Bombay, Londres, Moscou, Ankara, Tel Aviv et quelques autres, Paris rejoint la triste liste des grandes villes victimes du terrorisme d’inspiration djihadiste. Notre premier devoir est de pleurer nos morts. Et nous rassembler."

    Aujourd’hui, à cette triste liste, il convient de rajouter Bruxelles. Et demain,viendront certainement d’autres villes. L’origine de ces crimes est tout autant externe qu’interne, propre à nos propres pays.

    Le succès ou l’échec des terroristes dépend moins du nombre des vies effacées que de la manière dont réagit la société ainsi frappée. L’intégration d’une population ne dépend pas tant du nombre d’immigrants que de la façon dont elle est conduite. La construction de l’empire romain en est un bel exemple.

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    En finir avec les sacs en matière plastique que l’on n’utilise qu’une seule fois et qui restent des siècles dans l’environnement : le sujet était débattu depuis plus de dix ans. La façon d’y parvenir se précise cette fois avec la publication d’un décret d’application de la loi de transition énergétique. La distribution de sacs fins – d’une épaisseur inférieure à 50 micromètres – aux caisses des magasins sera interdite à partir du 1er juillet. Les grandes surfaces, les boulangeries, les pharmacies, les marchés, les stations-service : tous les commerces devront s’y plier.

    C’est un plan de bataille antiplastique, source de pollution majeure des mers en particulier, qui se met en place. Car dans un deuxième temps, à partir du 1er janvier 2017, ce sera au tour des sacs alimentaires les plus minces, utilisés pour emballer les fruits, les légumes, les poissons, d’être bannis.

    Source : Le Monde du 01/04/2016

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    En Méditerranée les eaux du sud de la France font actuellement l’objet de deux demandes de prospection de compagnies britanniques. La première concerne la société Melrose, qui veut explorer les fonds marins à une trentaine de kilomètres des côtes des Bouches-du-Rhône et du Var, a demandé le renouvellement du permis Rhône-Méditerranée, ce que le gouvernement lui a refusé par deux fois. Mais l’affaire, qui est passée devant le Conseil d’Etat en décembre 2014, n’est toujours pas close sur le plan juridique. La deuxième, déposée par Panoceanic Energy Limited, qui concerne Rhône-Est maritime, est également en cours d’instruction par le gouvernement.

    Vendredi 8 avril, la ministre de l’environnement a annoncé un « moratoire immédiat sur la recherche d’hydrocarbures en Méditerranée  ». « Je n’accorderai plus aucun permis d’exploration, ni dans les eaux territoriales, ni sur le plateau continental », a-t-elle dit.
    Souhaitons qu’il n’en soit pas comme les Boues Rouges...

    Source : Le Monde du 9/04/2016

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    Nous préparons l’édition d’un ouvrage sur Antonius Arena. Cet ouvrage est un travail élaboré grâce à l’apport de Madame Marie-Joëlle Louison-Lassablière, docteur ès lettres et chorégraphe et d’autres auteurs locaux.

    Antonius Arena, de son nom français Antoine Arène, est né à Solliès, probablement en l’an 1500. Étudiant en 1519 à l’Université de droit d’Avignon, ses études sont perturbées par la peste, puis par la guerre. Son engagement dans les armées de François 1er l’amène en Italie où il est fait prisonnier lors de la défense de Rome. Libéré, il retourne en France sans ressources, il décide alors de donner des cours de danse contre un maigre revenu.

    À nouveau enrôlé, après la déroute du siège de Naples, en 1528, il revient à Solliès écrire Ad suos Compagnones. À partir de 1536 il s’installe à Aix-en-Provence.

    Quand le 24 juillet, Charles Quint attaque la ville, il prend les armes pour la défendre, mais sans succès. Après cette campagne il écrit : Meygra entrepriza catoliqui imperatoris. Apprenant que son patrimoine à Solliès a été pillé par l’ennemi et qu’il se trouve dépourvu de revenus, il sollicite une charge juridique en 1537, il est nommé juge royal à Saint-Rémy-de-Provence et meurt en 1544.

    Nous souhaitons vous faire partager notre intérêt pour ce personnage attachant de notre histoire moderne.

    Votre soutien, grâce au bulletin de souscription ci-joint, aura un effet important sur la réussite de notre entreprise.

    Pascal Yves Grué, président
    ecomuseegapeau@orange.fr

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    La Commission européenne devrait proposer une réautorisation du glyphosate pour dix ans. C’est en tout cas le sens d’un projet de réglement d’exécution, dont Le Monde a reçu copie, et qui sera soumis au vote des Etats-membres, les 18 et 19 mai prochains. A Bruxelles on ne souhaite pas commenter, mais on précise que «  les discussions se poursuivent avec les Etats-membres pour parvenir à une proposition qui sera adoptée à une majorité qualifiée ». Les 7 et 8 mars, une proposition de réautorisation de quinze ans n’a pas été votée en comité, faut d’une telle majorité.
    La France en particulier s’y était opposée.
    L’homologation du glyphosate – le pesticide le plus utilisé au monde, le plus fréquemment retrouvé dans l’environnement et la molécule active du célèbre désherbant Roundup – arrive à son terme le 30 juin et la question de sa réautorisation est au centre d’une vive polémique. En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) – l’agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée d’évaluer et d’inventorier les causes de cancer – a en effet classé la substance comme « cancérogène probable » pour les humains. Le processus européen de réévaluation de la molécule était alors en cours et s’est achevé en octobre de la même année, concluant au contraire que le potentiel cancérogène de la molécule était « improbable ».

    Source Le Monde du 22/04/2016

  • Dans un discours donné à Nantes à l’occasion de la COP21 en novembre, Jacques GAMBLIN s’est attardé sur la peur de changement et interrogé sur le désir d’être surpris et de surprendre. Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux depuis... et reprise par Rando Var !

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    En Ile-de-France, l’érosion de la biodiversité se mesure le mieux dans les zones agricoles. Celles-ci couvrent la moitié de la région et ont une lourde responsabilité dans le déclin de la faune. En treize ans, l’Ile-de-France a perdu un cinquième de ses oiseaux ! Haies, bosquets et mares ont disparu. Les parcelles cultivées, de plus en plus étendues et de plus en plus monotones, n’ont plus rien pour les attirer, plus d’habitat refuge à leur offrir. La décimation de quantité d’insectes par les pesticides achève de les faire disparaître.

    L’état des populations d’oiseaux, de papillons de jour, l’abondance et la variété des plantes sont les trois indicateurs sur lesquels Natureparif, une agence régionale d’une vingtaine de personnes chargée du recueil et de la diffusion de connaissances sur la nature, s’appuie pour estimer, chiffres à l’appui, l’« état de santé de la biodiversité en Ile-de-France ». Son diagnostic est alarmant : il conclut globalement à « une diminution importante des espèces et de leurs effectifs en Ile-de-France ». Seul le milieu forestier, qui représente 23 % du territoire, s’en sort mieux. Deux cents naturalistes ont contribué à cette étude, portée au plan national par le Muséum national d’histoire naturelle.

    Source : Le Monde du 13/05/2016

  • Les députés ont voté une interdiction des néonicotinoïdes, cette famille de pesticides reconnus nocifs pour les abeilles et les insectes pollinisateurs et, plus généralement, pour l’environnement et la santé.

    L’utilisation de ces molécules est interdite à partir du 1er septembre 2018 sur l’ensemble des cultures, «  y compris les semences traitées avec ces produits ». Mais il précise « que des dérogations peuvent être accordées jusqu’au 1er juillet 2020 par un arrêté conjoint des ministres chargés de l’agriculture, de l’environnement et de la santé. » Ces exemptions seront accordées au terme d’un bilan comparant «  les bénéfices et les risques » des néonicotinoïdes et des produits ou méthodes de substitution disponibles.

    Source : Le Monde du 23/06/2016

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    Six mois après avoir obtenu l’autorisation d’envoyer pendant six ans ses effluents dans la Méditerranée, le site industriel Alteo de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, est une fois de plus sur la sellette. Le 21 juin, le préfet de la région PACA lui a adressé un arrêté de mise en demeure lui donnant entre un et deux mois pour venir à bout de plusieurs anomalies dans ce qu’il rejette en mer – sous forme liquide désormais. Car les résidus solides – les fameuses boues rouges accumulées pendant des décennies au large de Cassis – lui sont interdits depuis le 1er janvier.
    En mars, les inspecteurs de l’environnement spécialistes des installations classées ont effectué une visite surprise à Gardanne. Leurs conclusions ont amené le préfet à réagir. Les enquêteurs ont détecté encore trop de matières en suspension, des dépassements des plafonds autorisés de mercure, de zinc et d’antimoine, un pH trop élevé, ainsi qu’une « demande biologique en oxygène » non conforme.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pollution/article/2016/07/06/l-usine-d-alumine-de-gardanne-continue-de-polluer-le-parc-marin-des-calanques_4964468_1652666.html#iePUDu47Q51WP4f2.99


  • La biodiversité a finalement réussi à se frayer un chemin au Parlement. Quarante ans après la loi de 1976 sur la protection de la nature, l’Assemblée nationale a définitivement adopté, mercredi 20 juillet dans la soirée, le projet de loi « pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages ». Avec un signal fort : l’interdiction des insecticides « tueurs d’abeilles ».
    En savoir plus


  • Les températures planétaires en juin 2016, publiées par l’équipe Nasa/Université Columbia de New York, placent les six premiers mois de l’année au premier rang. Avec 0,79°C de plus que la moyenne calculée sur 1951/1980, le mois de juin 2016 poursuit la série des mois records depuis un an.
    Cette évolution des températures se révèle conforme aux anticipations faites… dès 1988, l’année de la création du GIEC, dans un article publiée par une équipe dirigée par James Hansen, par le Journal of Geophysical Resarch (JGR). Cette confrontation au réel montre que les grandes lignes du changement climatique en cours ont bien été comprises et modélisées par les climatologues, malgré les défauts des moyens informatiques de l’époque. Une autre analyse, publiée dans Nature le 11 juillet et fondée sur 30 années d’observations par satellites, montre également que ces modèles étaient, dès la fin des années 1980, capables de prévoir l’évolution principale de la couverture nuageuse, avec une diminution de celle-ci aux latitudes tempérées et une augmentation sur les tropiques et plus hauts en latitude.

    En savoir plus
    Source : http://huet.blog.lemonde.fr/2016/07/21/climat-record-a-la-mi-2016/

  • Pour le compte de la Commission européenne, Météo France et l’Ineris ont mis en ligne et en accès libre et gratuit, une plateforme d’alerte sur la pollution de l’air en Europe. Son adresse http://atmosphere.copernicus.eu/

    Avec l’Open data tous les matins à dix heures, la plateforme Copernicus-Atmosphère diffuse les prévisions, jusqu’à trois jours d’échéance, des concentrations d’une dizaine de polluants sur l’Europe : ozone, monoxyde d’azote, dioxyde d’azote, monoxyde de carbone, dioxyde de soufre, particules fines PM10, PM2,5, ammoniac, composés organiques volatils… Ainsi que des analyses à J + 1, consolidant les prévisions avec les observations de la situation réelle de la veille.

    Les prévisions sont établies heure par heure avec une résolution de dix kilomètres. A partir de ces données européennes, il est possible de réaliser des prévisions plus précises encore sur des territoires plus circonscrits, un pays, une région, une ville. « Copernicus-Atmosphère permet aux systèmes de prévision nationaux ou locaux d’intégrer des données hors de leurs limites, et ainsi de prendre en compte des polluants présents sur leur territoire mais émis ailleurs, en Europe, et même hors d’Europe », déclare la responsable de la division environnement et santé de Météo France.

    Dans un grand bandeau noir deux rubriques ANALYSES et TODAY’S FORECASTS rassemblent plus de 800 cartes.

  •  

    Au cœur du Plateau de Plan d’Aups Sainte Baume, le lac temporaire de la grande Tourne, au centre du poljé, se forme à l’occasion de pluies abondantes.

    Ce lac communique avec le milieu souterrain par plusieurs pertes karstique. Cela permet aux nappes d’eau souterraines d’être alimentées en eau. Une fois les réserves souterraines remplies, cette eau s’évacue pour partie vers les divers exutoires et sources qui bordent le plateau. Une autre partie se dirige aussi vers le versant Sud de la Ste Baume. La pluie alimente également de multiples petites poches d’eau présentes sous la forêt de hêtres du versant Nord.

    Cette eau piégée à la faveur de certaines zone imperméables permet à la forêt de résister durant les périodes sèches.

    Cette année, le lac temporaire de la Grande Tourne au Plan d’Aups est bien rempli. La presse a annoncé plus de 200mm de pluie.

  • Bonjour,

    L’Écomusée de la vallée du Gapeau propose une visite commentée du four à cade (classé M. H.) des Pousselons à Solliès-Pont, le samedi 10 décembre 2016.

    — Départ : 9 h 30, Solliès-Pont, centre-ville ;
    — Durée : la matinée ;
    — Transport aller : approche (en voiture perso — avec covoiturage) + 1/2 heure de randonnée pédestre ;
    — Transport retour 1/2 heure de randonnée pédestre et retour centre-ville ;
    — Prévoir : chaussures et équipements pour une heure de randonnée (2 x 1/2 h) ;
    — Prix : gratuit ;
    — renseignements : 06 15 94 56 26
    — Inscriptions : ecogapeau@icloud.com

    Site : http://ecomuseegapeau.org/

  • Très pratique !
    L’hiver 2014, nous avons parcouru en raquettes le Mourre de Chanier, le Grand Mourre. L’atmosphère était limpide, tout était gelé.
    Il y avait un cône blanc au dessus de la brume sale qui stagnait sur la vallée du Rhône. Nous l’avons relevé dans le 275 environ.
    Une fois rentrés chez nous nous avons, et de la même façon que vous indiquez, nous nous sommes penchés sur quel sommet ce cône pouvait bien être. Et c’est le Mont Aigoual qui était dans l’alignement. Il émergeait au dessus des brumes. Nous étions à 300 kms de lui !

  • Plusieurs associations écologistes ont à nouveau saisi le tribunal administratif de Marseille pour contester le délai de dérogation de six ans accordé par l’Etat à l’usine Alteo de Gardanne (Bouches-du-Rhône) pour mettre ses rejets liquides aux normes.

    Sea Shepherd, Surfrider et la Ligue de protection des oiseaux (LPO) demandent l’annulation « pure et simple » de l’arrêté préfectoral du 28 décembre 2015, « afin que les rejets cessent et que la convention de Barcelone qui vise à protéger la Méditerranée soit respectée ». L’association France Nature Environnement demande, pour sa part, une réduction du délai de six mois.

    « L’industriel et ses prédécesseurs ont rejeté depuis 1967 pas moins de 20 millions de tonnes de boues toxiques dites boues rouges », dans les calanques entre Marseille et Cassis, explique France Nature Environnement.

    Un premier référé rejeté

    Après cinquante ans de rejets de boues rouges polluantes en Méditerranée, Alteo a obtenu à la fin de décembre 2015 une nouvelle autorisation préfectorale et un délai de six ans pour mettre ses rejets liquides aux normes.

    L’usine a modifié ses procédés et ne rejette plus qu’un liquide filtré, qui a abouti, selon Alteo, à une réduction du flux de métaux rejeté de plus de 99 %. « La pollution continue », dit France Nature Environnement, qui fustige des « dépassements autorisés atteignant parfois des valeurs 1 000 fois supérieures aux seuils imposés par la loi ».

    En février, le tribunal administratif a rejeté un référé déposé par ces associations, qui demandaient la suspension de l’arrêté préfectoral. Le tribunal estimait alors que « la situation d’urgence alléguée par les associations requérantes n’était pas suffisamment caractérisée ».

    La question des boues rouges a créé en septembre une vive polémique entre le premier ministre Manuel Valls et la ministre de l’écologie Ségolène Royal. Mme Royal désapprouvait la décision d’autoriser de nouveau le rejet d’effluents. La décision a été prise par le préfet sur « ordre » direct de M. Valls.

  • C’est un pas en avant à la fois pour le droit de l’environnement et pour les opposants aux rejets de l’usine d’Alteo en Méditerranée. Le tribunal administratif de Paris a rendu un jugement en leur faveur le 6 janvier : il impose à l’Etat de communiquer le compte rendu d’une réunion interministérielle qui s’est tenue le 13 novembre 2015.

    Ce jour-là, Manuel Valls, à l’époque premier ministre, aurait exigé que l’industriel de Gardanne obtienne la dérogation nécessaire pour continuer à déverser en mer ses résidus de bauxite issus de la fabrication d’alumines de spécialité – sous forme liquide, car il lui est interdit depuis le 1er janvier 2016 de se débarrasser des boues rouges solides de cette manière : celles-ci restent désormais à terre.

    Ségolène Royal, la ministre de l’écologie, avait au contraire multiplié les commandes d’études et d’analyses diverses pendant les mois précédents afin de convaincre les représentants de l’Etat des impacts nocifs des rejets d’Alteo sur les écosystèmes marins. Continuer à procéder ainsi serait de surcroît contraire aux engagements internationaux de la France vis-à-vis de la protection de la Méditerranée, soulignait la ministre.

    Peine perdue : le 28 décembre 2015, le préfet des Bouches-du-Rhône autorisait Alteo à continuer à utiliser sa vielle canalisation pour évacuer ses effluents liquides chargés en métaux divers, depuis son site de Gardanne jusque dans le parc marin. Cette énième dérogation lui a été accordée pour six ans. Or le groupe a beau se targuer d’avoir « amélioré de 99,95 % la qualité des rejets », les taux de plusieurs composants de ses liquides résiduels dépassent les normes légales : c’est vrai de l’arsenic, de l’aluminium, du fer et de trois autres contaminants.

    A l’échelle européenne, le droit de l’environnement repose sur le principe fondamental de l’accès des citoyens à l’information. Reste à le faire appliquer...
    Le dernier ultimatum fixé à l’industriel Alteo – Pechiney à l’époque – lui donnait vingt ans pour trouver une solution. Quelques millions de tonnes de boues rouges au fond de la Méditerranée plus tard, le dossier n’est toujours pas clos...

  •  

    Le littoral français recule de manière accélérée ; aussi les parlementaires examinent une proposition de loi pour permettre aux territoires de s’adapter à l’érosion. Le recul du trait de côte pourrait atteindre, par endroits, 50 mètres en 2050.

    La puissance de l’érosion à l’œuvre sur une bonne partie des quelque vingt mille kilomètres de littoral français, alliée à la montée des eaux, fait reculer les dunes, effrite les falaises, engendre éboulements et submersion marine. Le rythme du changement est encore loin d’être connu partout, mais l’expertise progresse. L’inquiétude aussi : au moins 22 % des côtes reculent de dix centimètres à huit mètres par an en moyenne. Édifier un rempart contre l’océan c’est une parade illusoire qui ne convainc plus.

    Aucun département côtier n’est épargné. La quasi-totalité des falaises de Seine-Maritime, par exemple, reculent. Sous l’effet répété de la houle, des tempêtes, du manque de sédiments et des déséquilibres produits par les ports, barrages et autres digues, 142 communes enregistrent un retrait de 50 centimètres par an, et dix-neuf de plus de trois mètres, tandis que des fonds d’estuaires gagnent quelques centimètres.

    Selon les services du ministère de l’environnement, le remodelage du littoral correspond à 3 100 terrains de rugby disparus en un demi-siècle, de 1949 à 2005, soit 26 kilomètres carrés. Malgré la menace, l’attractivité des bords de mer n’a jamais été aussi forte. La densité de population y est 2,5 fois supérieure à la moyenne nationale, et quatre millions d’habitants supplémentaires y sont attendus d’ici à 2040. Un inextricable casse-tête pour l’aménagement du territoire.

    Mercredi 11 janvier, les sénateurs ont débattu en première lecture d’une proposition de loi sur « l’adaptation des territoires littoraux au changement climatique », une proposition qui a essentiellement pour objectif de fournir des outils juridiques aux élus locaux concernés, souvent dépassés par des situations inédites. Comment anticiper le recul du trait de côte ? Jusqu’où faire jouer le principe de précaution ? Selon quelles règles indemniser les propriétaires malheureux ? Et surtout, où trouver des espaces pour « relocaliser » quand la commune est déjà sous pression ?

    D’autre part, dans les territoires déjà frappés de plein fouet par la mobilité du trait de côte, es plages, les herbiers, les mangroves restent les meilleures protections. Il faut les préserver, mais en autorisant dans certains cas d’y bâtir des ouvrages de défense contre la mer, envisage la proposition de loi.

    Ce texte plutôt technique, qui insiste sur l’amélioration des connaissances et l’information du public, faisait jusqu’à présent l’objet d’un consensus. Mais voilà qu’arrivé au Sénat, des parlementaires se sont saisis de l’occasion pour tenter, une fois de plus, d’assouplir la loi littoral, un acquis de trente ans cher au cœur des Français, et intouchable aux yeux des défenseurs de l’environnement tant elle a permis de préserver les côtes françaises du bétonnage en cours chez certains pays voisins.
    (Source Le Monde du 12-01-17)

  • Assemblée nationale (31/01/17) :
    La loi littorale est assouplie avec l’autorisation pour les exploitants de s’implanter en discontinuité des agglomérations et villages.

    La loi vient compléter les mesures déjà prises face aux inondations et submersions marines, vise à une meilleure prévention du recul du trait de côte, en dotant notamment les élus locaux de nouveaux outils juridiques face à l’érosion.

    Outre une meilleure information des populations, notamment dans l’immobilier, elle prévoit une indemnisation des interdictions d’habitation dues au phénomène. Les critères de définition feront l’objet d’un décret. (Les spéculateurs se frottent les mains).

    Face à de « multiples contentieux », les critères de définition des « agglomérations, villages, hameaux existants comprenant un grand nombre et une densité de constructions significatifs et hameaux nouveaux intégrés à l’environnement » vont faire l’objet d’un décret, en vertu d’un amendement adopté. (Il faudra le lire attentivement).

    Contre l’avis du gouvernement, l’Assemblée a rendu possible aux exploitants agricoles, forestiers et de culture marine avec des difficultés notamment pour relocaliser les installations nécessaires à leur activité de demander au préfet – après avis de la commission départementale de la nature –, l’autorisation de s’implanter en discontinuité des agglomérations et villages. Les "dents creuses" sont donc condamnées à disparaître et avec elles biodiversité et accès au littoral qu’elles permettaient.

  • Une quarantaine d’ONG européennes lancent une initiative citoyenne.

    La saga mouvementée de la ré-homologation du glyphosate dans l’Union européenne (UE) devrait connaître son dénouement dans les prochains mois, après deux années et demie de vives controverses.

    Aussi la société civile maintient la pression sur Bruxelles. Une quarantaine d’organisations de défense de la santé ou de l’environnement (Greenpeace, Les Amis de la Terre, Health and Environment Alliance, etc.), issues de quatorze Etats membres, ont lancé, mercredi 8 février, une initiative citoyenne européenne (ICE), afin d’obtenir l’interdiction de l’herbicide – principe actif du Roundup de Monsanto – et une réorientation de la politique communautaire en matière d’agriculture et de produits phytosanitaires (insecticides, fongicides, herbicides).

    Prévue par le traité de Lisbonne, l’ICE permet d’« inviter la Commission européenne », de manière formelle, à prendre des dispositions législatives. Pour être considérée comme valide, elle doit rassembler un million de signatures en moins d’un an.

    Emblématique, le glyphosate est le pesticide de synthèse le plus utilisé en Europe et dans le monde, et le plus fréquemment retrouvé dans la nature.

    Mais son classement par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) comme « cancérogène probable pour l’homme », en mars 2015, en a fait un abcès de fixation. D’autant plus que le processus de ré-homologation du produit était alors en cours au niveau européen, concluant, à l’inverse du CIRC, au caractère probablement non cancérogène de la substance et proposant donc sa remise en selle en Europe…

    «  Le glyphosate a nourri la controverse parce que sa sûreté a été évaluée par les instances européennes à partir d’études industrielles secrètes, explique Martin Pigeon, chercheur à l’ONG Corporate Europe Observatory, participant à l’initiative citoyenne. Cette opacité favorise l’industrie et empêche de contrôler scientifiquement les décisions européennes en matière de sûreté de l’alimentation. Les pesticides ne devraient être évalués que sur des éléments de preuve scientifiques publiés.  »

  • Greenpeace avait mené campagne contre les pesticides utilisés massivement par des producteurs de pommes. La justice lui donne raison.

    Jeudi 23 février, la cour d’appel de Paris s’est érigée en garante de la liberté d’expression des associations de protection de l’environnement en condamnant l’Association nationale pommes poires (ANPP) à verser 5 000 euros à Greenpeace France qu’elle accusait de « dénigrement », et en la déboutant de sa demande de dommages et intérêts.

    Le contentieux portait sur un rapport publié à la mi-juin 2015 par Greenpeace dans le cadre de sa campagne « Course zéro pesticide » et intitulé : «  Pommes empoisonnées : mettre fin à la contamination des vergers par les pesticides grâce à l’agriculture écologique ». Estimant ce titre dénigrant et préjudiciable au développement de la consommation du produit pomme qu’elle défend, l’ANPP avait assigné l’ONG en référé – une procédure d’urgence – quelques jours après la publication du document. Elle exigeait qu’il soit renommé sans la mention «  pommes empoisonnées » et réclamait 50 000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral.

    Me Alexandre Faro, avocat de Greenpeace France, a plaidé avec succès que l’adjectif « empoisonné » signifiait «  pollué », «  contaminé  », et que la critique formulée portait sur l’usage de pesticides sans jeter le discrédit sur la pomme en tant que produit. Il a rappelé que le droit à la liberté d’expression comprend la liberté de communiquer des informations pour l’information du public.

    La cour d’appel de Paris a jugé que Greenpeace avait agi « dans un but d’intérêt général et de santé publique » conforme à son objet social, en usant d’un style « proportionné au but recherché » sans abuser de la liberté d’expression dont elle dispose en vertu de l’article 10 de la convention européenne des droits de l’homme.

    «  La cour d’appel de Paris s’est inspirée de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui se fait gardienne de la liberté d’expression quand l’environnement et l’intérêt général sont en jeu, explique Laurent Neyret, professeur de droit de l’environnement. Cette décision montre que l’image de la pomme empoisonnée était justifiée par un enjeu de santé publique, et que Greenpeace avait la volonté d’alerter et non de dénigrer ».

    En septembre 2016, l’ANPP et deux autres organisations de la filière des fruits et légumes traditionnels avaient également fait condamner par le TGI de Paris le réseau Biocoop S.A., leader de la distribution alimentaire biologique, pour une campagne de publicité appelant au boycott des pommes « traitées chimiquement ». Réduite à payer 10 000 euros à chacune des associations, Biocoop n’avait pas fait appel.

    Le recours à ces procédures dites « bâillons » – car elles visent à museler autant qu’à épuiser financièrement et psychologiquement l’adversaire – s’est intensifié à partir des années 1970 aux Etats-Unis et au Québec, au point que des lois sanctionnent désormais lourdement les actions abusives en diffamation ou en dénigrement.

    «  La tendance de certains groupes d’intérêts à faire pression sur la participation de la société civile au débat public prend de l’ampleur en France dernièrement et n’est pas seulement le fait de multinationales, observe Laurent Neyret. Le risque pour les ONG mises en cause n’est pas tant lié aux condamnations qu’elles encourent qu’à l’inégalité des armes en termes de moyens financiers et de temps consacrés à la procédure. Leur pérennité peut être menacée. »

    Dans l’affaire des pommes qui l’oppose à Greenpeace France, l’ANPP pourrait se pourvoir en cassation, ou saisir un tribunal civil qui examinerait le dossier au fond, comme elle l’avait fait contre Biocoop.

    Source : Le Monde du 04/03/2017

  • ’’La température planétaire moyenne de février 2017 pointe au deuxième rang des plus chaudes depuis le début des relevés thermométriques. Avec 1,10°C de plus que la moyenne climatologique calculée sur la période 1951/1980. Seul le mois de février 2016, marqué par un fort El Niño dans le Pacifique tropical, le dépasse. Cette persistance de températures élevées hisse l’indicateur de température moyenne bien au dessus du niveau atteint dans les années 2000.’’

    ’’Sur l’ensemble de l’année 2016, cet indicateur dépasse de 1,25°C la température des années 1880/1920. En raison de l’inertie du système climatique terrestre et de l’effet refroidissant d’environ 0,3°C provoqué par nos émissions de particules fines réfléchissant l’énergie solaire (un effet temporaire si les émissions s’arrêtent), il convient d’acter que l’objectif le plus ambitieux de la COP-21 n’est pas tenable. Les 1,5°C seront inéluctablement dépassés, même si nous arrêtions immédiatement toute émission de gaz à effet de serre. Les promesses des Etats présentées en décembre 2015 à Paris ne permettent d’ailleurs pas de respecter les 2°C, même si elles étaient toutes tenues. Et l’on sait que les Etats-Unis de Donald Trump ont décidé de tourner le dos à cet Accord, de facto sinon de jure. ’’

    Source Le Monde du 19/03/2017

    En lisant cela m’est venue l’image d’une chute. Dans un saut en parachute il ne faut pas attendre le dernier instant pour décider de son ouverture. Plus on attend, plus la secousse est forte. Plus les sangles cisaillent les bras, désarticulent les épaules. Et si on attend trop, on ne se relève pas du contact au sol...

    Les commentateurs ou acteurs qui ont fait de la COP-21 une « prophétie auto-réalisatrice » auraient ils pris leurs désirs pour une réalité ?
    Nous le saurons, hélas, bientôt.

  • Bonjour
    Nous sommes une Auberge située dans la vallée du Var, dans les alpes
    maritimes.
    Au milieu des montagnes avec de nombreux sentiers de marches et un paysage
    époustouflant.
    Nous offrons des menus sympas et pas chers pour vos randonneurs ou des
    paniers pique nique.
    nous avons aussi des chambres et des gites dans le village.
    Si vous souhaitez me contacter n’hésitez surtout pas :
    Stéphanie 04.93.03.47.38 ou 06.44.81.21.44
    Bonne journée
    Cordialement
    Stéphanie, Auberge de Massoins

  • Avec une moyenne de 11 °C, le mois de mars 2017 a été l’un des plus chauds en France depuis 1900.
    Le mois de mars a enregistré des valeurs normalement enregistrées au cours du mois de mai.
    « Les températures ont été élevées tout au long du mois, aussi bien les minimales que les maximales », en particulier au cours des dix derniers jours, marqués par des valeurs normalement enregistrées au mois de mai.

    Une moyenne mensuelle de 11 °C en mars représente un écart à la hausse de 2,3 °C avec la moyenne de référence pour mars, qui est calculée sur la période 1981-2010.

    Mars 2017 a été très chaud mais aussi « plutôt bien arrosé », même si des régions habituellement pluvieuses (Bretagne, Ardennes, Nord) ont été davantage épargnées.

    (Source Météo France d’après Le Monde du 3/04/17)

  • Bonjour,
    Notre maison d’hôtes est à Marseille,
    au dessus de la calanque de la Fausse Monnaie,
    face à la mer et au massif des Calanques.
    Pour randonner ou visiter Marseille, capitale de la culture 2013 et capitale européenne des sports 2017, notre maison d’hôtes est idéalement située..
    Cordialement
    Anne
    www.terrassesurlamer.fr
    Tél : 07 68 797 797
    Mail : anne@terrassesur lamer.fr

  • Les conclusions du Tribunal international Monsanto sont sans appel. Six mois après le procès citoyen intenté au géant de l’agrochimie, les juges ont rendu, mardi, leur « avis consultatif » . La compagnie américaine spécialisée dans les biotechnologies agricoles a été reconnue coupable de pratiques portant atteinte à de nombreux droits humains. Elle était accusée de crimes contre l’humanité et d’écocide, se voyant notamment reprocher la commercialisation de produits toxiques ayant causé la mort de milliers de personnes, comme les polychlorobiphényles (PCP), le glyphosate – utilisé dans des herbicides comme le Roundup commercialisé par la multinationale –, ou encore l’acide 2,4,5-trichlorophénoxyacétique, constituant l’« agent orange », un herbicide pulvérisé par avion par l’armée américaine durant la guerre du Vietnam.

    Rendu public à La Haye (Pays-Bas) mardi 18 avril, après six mois de travail, cet avis « consultatif » du tribunal, sous la présidence de Françoise Tulkens, ex-juge à la Cour européenne des droits de l’homme, n’a pas valeur de condamnation au sens juridique du terme, n’est pas « juridiquement contraignant », ainsi que le précise le document. « Il ne fait par conséquent mention d’aucun “plaignant”, aucun “procureur” ni aucun “prévenu” au sens juridique de ces termes. »
    Mais il alerte l’opinion et fait avancer le droit : les juges demandent la reconnaissance de l’écocide dans le droit international.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/