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La Verne au printemps

dimanche 22 octobre 2017

L’eau est partout présente dans le Var : dans la chênaie, le grondement du torrent invisible remonte du vallon, apporté par la brise, secret. Il cascade au printemps au cœur du massif, éphémère.
Malgré la fraicheur de l’eau, les marmites de géant résonnent alors de plongeons, puis les corps se réchauffent sur la roche polie.

Dans ce désert de verdure une chartreuse fut édifiée en 1170.

A la première neige, il faut traverser le massif et, comme jadis colporteurs et pèlerins, faire route vers l’abbaye, avec la mer aux pieds, scintillant à travers le voile de vapeur, et, tout autour de soi, immobile,le désert blanc de la forêt et de la châtaigneraie .

La Verne, bruyante, cascade et s’épanche à La Mole, dans le lac de barrage. C’est le bout du torrent... et c’est le pays où St Ex enfant jouait...

 

Dénivellation : 200 m Durée : 3h 30

Localisation : Massif des Maures
Sortir à Cuers, et prendre la direction de Pierrefeu puis Collobrières (D14), laisser l’embranchement de la Chartreuse sur la droite, poursuivre vers Cogolin.
Stationnement : Au col de Taillude.

Lieu de départ : Col de Taillude

Voir la carte IGN

 

Au col de Taillude prendre la piste qui descend vers le sud est et est marquée d’un cercle rouge d’interdiction. Pins, chênes puis calicotomes et cystes accompagnent la descente vers La Verne. 100 m avant la rivière la piste, qui suit la crête descendante, disparait au pied d’un chêne liège qui porte une flèche : 10 m avant cet arbre solitaire une piste à main droite, plein Est, plonge à travers la végétation tout droit vers la Verne qui est 50 m plus bas.
Franchir le torrent et remonter la piste le long de la rive droite. La piste s’écarte rapidement de la rivière pour rejoindre un chemin muletier bien marqué qui remonte doucement et à l’ombre des chênes et châtaigniers vers la route de la Chartreuse.

Descendre la route sur 20 m et là, dans le virage, marqué d’un parking pour 4 ou 5 véhicules, débute un sentier, orienté nord ouest, qui rejoint en 10 mn La Verne, ses marmites, ses toboggans, à la confluence d’un torrent descendant d’un vallon orienté au nord.
Le sentier franchit la Verne et remonte sur la rive droite de cet affluent en le longeant et le surplombant légèrement par endroits. Plusieurs vasques et cascades.
Le sentier saute l’affluent et passe en rive droite puis 2 possibilités se présentent :
- soit repasser rive gauche et rejoindre l’étang de Baulin puis la ruine de l’ONF et la RN sur 500m qui conduit au col de Taillude ou,
- soit rester rive gauche et suivre le sentier qui sous les eucalyptus conduit directement au col de Taillude.


Le chêne liège, dans les Maures, a été cultivé de façon intensive au XIXe siècle.

Sensible à la sécheresse et au froid, exigeant en lumière, il crée une forêt claire, dominant un sous bois dense et continu composé d’essences du maquis : arbousier, bruyère, etc...sous bois régulièrement débroussaillé quand le liège est récolté.

Le chêne liège résiste bien aux incendies de par l’épaisseur de son écorce et par son aptitude à faire des rejets au niveau de la souche. Le liège qui se forme normalement est compact et sans souplesse. Après démasclage, c’est à dire après avoir retiré ce premier liège, opération qui se pratique sur un arbre de 10 à 15 cm de diamètre, un deuxième liège se forme, plus souple. C’est lui qui est récolté dès que son épaisseur atteint 28 mn soit au bout de 10 à 12 ans.

A la Garde Freinet on comptait 28 fabriques de bouchons en 1846....