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La Pointe de la Galère

vendredi 10 novembre 2017

jeudi 1er octobre 2015

Dans l’antiquité les îles s’appellent les "Stoechades", mot signifiant alignées en grec...
Elles ne sont pas abordées sans crainte : repère de pirates, François 1er les érige en marquisat pour les "mettre en labeur et en garde contre les pirates". Mais les habitants fuient. Aussi Henri II décide de repeupler l’archipel en y installant les criminels ayant fait amende honorable...Le remède est catastrophique ; l’île s’installe dans l’impunité et la licence devient proverbiale au point que le facétieux Rabelais se dit "moîne des îles d’Hyères".... Richelieu transforme l’île en place forte et ramène la moralité dans ses droits.

Espace protégé, Porquerolles rassemble quelques espèces endémiques comme Barba Jovis, arbuste (2 à 5 m) au feuillage argenté et soyeux, présentant des feuilles jaune clair, en tête à l’extrémité des rameaux. Espèce rare, sa récolte est interdite, elle est présente dans les îles d’Hyères, au Cap Lardier et en Corse.
Dénivellation : 180 m Durée : 4h 00

Localisation : Les îles d’Hyères
A partir de la Tour Fondue à l’extrémité de la presqu’île de Giens. Sur le port de Porquerolles, le bureau d’information est ouvert du 01/04 au 15/09.
Hors saison, téléphoner au 04 94 58 33 76

Lieu de départ : Le débarcadère de Porquerolles

GIF Voir la carte IGN

Du quai, se diriger vers le Fort de Ste Agathe et descendre vers la plage de la Courtade. Suivre vers l’Est l’allée d’eucalyptus, direction plage de Notre Dame. Continuer vers l’Est en longeant le domaine de Notre Dame, franchir le lit du ruisseau puis prendre plein Sud, longer la citerne et rejoindre le col de la Galère (62m). La descente vers la mer est bien balisée.
A la calanque, sur les affleurements rocheux du rivage même, vestiges du village de pêcheurs construit par les Grecs à la fin du II et I siècle av JC.

Pour le retour, au col de la Galère, prendre le sentier orienté Sud Ouest qui passe au Sud des Monts Sarraniers, longe une 1ère citerne et à la 2ème rejoint la piste qui conduit au réservoir surplombant la calanque des Salins. De là se diriger vers le Mont des Salins puis, au choix, rentrer en passant par le sémaphore, ou poursuivre le sentier des falaises pour revenir à la hauteur de la Cale Longue par la piste du Fort Ste Agathe.

Le phare de Porquerolles est le phare le plus puissant de cette partie de la Méditerranée (1000 watts, plus de 1500 kg) Il émet 2 éclats blancs toutes les 10 secondes, sur une portée 50 kms. Visite possible.

- Porquerolles offre 70 kms de sentiers balisés ;
- Au Fort Ste Agathe est présentée une exposition sur les épaves des îles d’Hyères ;
- Au Hameau, une exposition gratuite vous attend sur la conservation de la biodiversité méditerranéenne. Les collections peuvent faire l’objet d’une visite guidée.

10 espèces d’oiseaux marins colonisent les îles d’Hyères : Les connaître et les reconnaître

Le village grec
Vers la fin du IIe siècle av. J.-C., un premier véritable village fut fondé dans l’anse de la Galère à Porquerolles . Les recherches archéologiques ont cerné l’étendue de cet habitat qui forme deux "quartiers" de part et d’autre de plagettes ; deux maisons et une ruelle ont été dégagées.
Il s’agit d’habitations en pierre avec sol en terre comportant une pièce principale où se trouve le foyer et une cour entourée de murs. Dans les cours, au fil des temps, ont été construits divers aménagements : pièces supplémentaires, cuves, foyers, aire à battre les céréales.
Une première maison, centrée sur une cour, comprenait au nord une pièce d’habitation pourvue d’un foyer bâti et, au sud, d’autres pièces d’habitation et une aire à battre les céréales que les Grecs appelaient alonè. Cette maison, bien close, ouvrant sur sa cour intérieure, a été construite à la fin du IIe siècle av. J.-C. et elle a été abandonnée vers le milieu du I siècle av. J.-C.

Plus au sud, une autre maison comportait des bassins taillés dans le roc, qui devaient servir à préparer des salaisons de poissons et des sauces vendues ensuite en amphores. Les autres pièces étaient des salles de séjour dotées de foyers et ouvrant sur une courette. Construite à la même époque que la précédente, cette habitation a été occupée plus longtemps, jusque vers les années trente avant notre ère.

Le contexte historique, l’architecture des maisons et le type de vaisselle employé par les habitants montrent bien qu’il s’agissait de Grecs.
Ils vivaient essentiellement de l’agriculture et de la pêche, comme l’illustrent les nombreux plombs de filets de pêche mis au jour ainsi que la présence de meules et d’une aire à battre les céréales. L’étude des charbons a révélé la culture sur ce site d’amandiers’.
On peut d’ailleurs, grâce à l’anthracologie et à la sédimentologie, restituer le paysage tel qu’il était au Ie siècle av. J.-C. La topographie était légèrement différente de l’actuelle. Les épandages torrentiels de la période glaciaire étaient entaillés par des vallons aboutissant à de petits estuaires découpant un rivage situé bien avant du trait de côte actuel : la mer était pus basse.

Extrait de l’ouvrage "Les îles d’Hyères"
publié sous la direction de Jean Pierre BRUN
aux Editions Actes Sud