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Les salins d’Hyères

vendredi 10 novembre 2017

vendredi 2 octobre 2015

Malgré leur image de milieux artificiels, les salins se révèlent être des milieux d’une grande richesse biologique.

Cette richesse est due non seulement à leur caractéristique de zones humides mais aussi aux interventions humaines qui y assurent
- une circulation de l’eau mais aussi
- une relative tranquillité, facteur en voie de raréfaction dans notre région.

Ils représentent un milieu peu profond, stable et prévisible pour les oiseaux migrateurs, malgré un climat méditerranéen très variable d’une année à l’autre.
Dénivelé : 10 m Durée : 1h30 et 2h30

Localisation : Pour approcher les Vieux Salins d’Hyères, stationner au parking de Port Pothuau. Pour visiter les Salins des Pasquiers, stationner à La Capte à hauteur du grau.

GIF Voir la carte IGN

L’extrait de carte ne suffit pas pour randonner : il est indispensable de disposer de la carte indiquée. Carte IGN au 1 / 25 000 : 3446 OT

"Entre les pins, le Mont des Oiseaux dresse sa masse bleu de Prusse sur l’outremer... voici l’étang des Pesquiers dont les eaux miroitantes de soleil sont compartimentées en damiers énormes. Voici la pinède qui accompagne la route jusqu’au point le plus étranglé de l’île où se trouvait la villa romaine d’Olbia, chère à Néron."
Paul Morand - "Méditerranée, mer des surprises".

La flore :
Les plantes aquatiques émergentes sont absentes des salins : la salinité du milieu dépasse le seuil de tolérance. Mais les salins abandonnés, soumis aux pluies ou recevant des eaux douces, abritent des plantes adaptées au milieux faiblement saumâtres : scirpes, joncs, roseaux, par exemple.

Sur les cordons dunaires séparant mer et salins croissent l’oyat, l’immortelle des sables, la camomille des sables, l’euphorbe des sables, la canne de Ravenne, le lis des sables ou la crucianelle maritime. Sur les portions plus stabilisées, le pin parasol et le pin maritime sont associés aux genévriers et aux filaires.

Les oiseaux :

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Aigrette garzette

Au cœur d’un littoral envahi, les salins font figure d’habitats peu perturbés, variés, biologiquement riches. Mobiles, les oiseaux demandent de vastes territoires pour répondre à leurs besoins vitaux, alimentation, reproduction. Leur fréquentation dépend donc de la tranquillité qu’ils y trouvent. C’est pourquoi les salins d’Hyères, fortement anthropisés, connaissent une diversité faunistique moindre que la Camargue, l’Ebre ou le golfe de Gabès en Tunisie.

Les espèces remarquables des Pesquiers sont le Tadorne, l’Avocette élégante, l’Echasse blanche, le Chevalier et le Gravelot à collier interrompu. Et le flamand rose, présent 10 mois sur 12 mais absent l’été pour cause de ballets nuptiaux et reproduction en Camargue ...

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Longueur du bec

La longueur du bec est adaptée aux différentes proies (Source Dick Jones)

Les possibilités de visite des salins étant réduites, les occasions sont à saisir : les salins d’Hyères, en partenariat avec la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), fêtent la nature du 22 au 25 mai, et le patrimoine les 20 et 21 septembre. Un programme « grand public » de visites et de randonnées/découvertes à saisir !

Voir : les salins, histoires salées

A chacun sa profondeur.

Dans les salins exploités le cycle d’inondation est l’inverse de celui des zones humides naturelles. En été et au printemps, en effet, la présence de l’eau, même peu profonde, est permanente. Elle assure une nourriture abondante sur des sites qui normalement devraient s’assécher progressivement. En favorisant l’accessibilité de la nourriture elle augmente la fréquentation des oiseaux.

Ceux ci sont herbivores (canards, foulques), piscivores (cormoran, sterne, grèbes, harles), mais les plus nombreux sont les oiseaux qui consomment des invertébrés (pluviers, chevaliers, bécassines, huîtriers, avocettes, courlis, bécasseaux, gravelots, flamants roses...).

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Avocettes

Les avocettes mènent leurs petits sur les zones d’alimentation dès leur éclosion.

Le salin des Pesquiers a été fondé en 1886 sur une partie de l’étang formé par le tombolo. Le grau (étier) alimente depuis le port de La Capte, et par gravité, le salin en eau de mer. Il alimente également le canal de ceinture dont la présence avait été imposée par la Douane pour contrôler les mouvements de sel.

Sur 1000 l d’eau de mer qui pénètrent dans le salin, seuls 110 l se retrouvent sur les tables salantes à l’issue du parcours. L’eau de mer contient 29g de NaCl / l. Elle est saturée à 260 g /l.

Pour arriver sur les tables salantes l’eau parcourt entre10 et 15 kms, augmentant de partènements en partènements sa concentration en sel.

Le saunier est l’artisan du mouvement des eaux dans le salin. Il doit conduire l’eau à saturation. Il est assisté d’ouvriers, les saliniers.